10 juillet 2008
Le sexe avec une ex, c'est exquis
(titre à lire à voix haute et à répéter cinq fois très vite)
Il
y a quelque chose de confortablement sensuel dans le fait de faire l’amour avec une femme qui fut jadis l'amante d’une
nuit. Ce point d’équilibre qui concilie le
meilleur des deux mondes, le souvenir suffisamment net des préférences
d’un corps que l’on a secoué d’intimes tremblements et cette distance dans le temps qui donne à ces caresses un appétissant parfum de
première fois.
Alors on répond à un appel dont on fait semblant de croire qu'il est équivoque. On entre dans ce grand appartement chic. On réalise qu’on se rappelle mieux
de l'appartement lui-même que du corps de sa propriétaire. On se souvient de son odeur,
de ses lumières, de la musique sur un i-pod. On est accueilli par la maîtresse de maison
comme un ami que l'on n'est pas. On constate qu’elle s’assoit au même endroit de ce grand canapé rouge,
dans la même attitude que lorsqu'elle avait proposé de montrer ses
seins, qu'elle savait remarquables.
Avec un sourire on lui demande de les montrer, comme un clin d'oeil lubrique. On prends son temps pour la caresser, la déshabiller, la lécher, on a cette
tranquille assurance d’un habitué et ce désir aiguisé de l'homme de la première fois. On se souvient qu’elle aime l’assurance et la virilité, alors on se la joue
Mitterrand période force tranquille. On utilise ses longs cheveux cuivrés comme des
draps et comme des rênes. On sent sa croupe se cambrer, on saisit l’invite
et on se glisse doucement entre ses fesses. On voit la sueur perler au creux
de ses reins, on s’étonne de la facilité avec laquelle il est possible
d’entrer dans son cul, on se retient de jouir. On se
complait dans cette caresse dépouillée de toute culpabilité judéo-chrétienne, et toute la nuit on la prend de cette façon-là.
Au matin, on se réveille le premier dans les senteurs musquées d’un lit
souillé de plaisir, la tête dans la ouate du
désir apaisé combiné à l'effet de la résine de cannabis. On se lève sans bruit, on pose le pied sur une latte de
plancher qui craque fort et sèchement. On grimace sous l’agression sonore. On retrouve la salle de bains, on pisse le plus discrètement possible (assis), on ouvre le robinet, l’eau jaillit dans un bruit de diesel marin qui
fait onduler les tuyaux du vieil immeuble et ruine instantanément nos efforts. On le referme et on serre les dents sous l’effet du couinement rouillé. La main
au front, on sort de la salle de bains, on ouvre la porte de l’office
qui grince avec un passage de l’aigu au
grave et un final sardonique... On grogne entre ses dents. On cherche dans les placards de quoi manger, au hasard. On s’assoit sur un tabouret.
Et on se retrouve avec dans l'assiette un Weetabix hirsute et brun.
Commentaires
http://www.deezer.com/#music/result/all/les%20ex%20camille
Les exs c'est sex c'est sesqui...
Je me marre à cause du Weexabit (chez moi ce matin ç'aurait été un morceau de chocolat...)
@ Prex : (sourire) Ben oui, la référence était là où tu l'as trouvée. Sinon cela n'a rien à voir, mais il y a un truc qui tourne en boucle chez moi depuis plusieurs jours, et j'ai envie d'être prozélyte :
http://www.deezer.com/track/916064
(something for the week-end too, ne me remerciez pas)
Si si on vous remercie.
> a@t : Juste retour des choses, pour vous à qui je dois d'avoir découvert Fujiya & Miyagi...
il faut que tu arrêtes de poster des trucs postés il y a 1000 ans, ok ?
(mais une ex, d'il y a six mois ou mille ans, ce n'est pas si différent - tant qu'à la fin reste le Weetabix)
(salut, monsieur)
(Paris ne veut pas brûler, la touche Play se refuse à moi - n'y voyons aucun symbole)
@ Cassandre : Je crains qu'il ne faille vous y habituer, surtout avec l'arrivée du mois d'Août. TF1 le fait bien, pourquoi pas moi ?
@ secondflore : Sincères salutations, monsieur. Il est vrai qu'une ex est un concept étirable à l'infini, d'ex d'un jour ou ex de toujours, "quand j'aime uneuh fois j'aimeuh pour toujoureuh", comme dit Cabrel.
Cher Monsieur Random
Nous avons bien reçu votre demande de résiliation d'abonnement à notre service Moralejudéochrétienne.com. Avant de procéder à l'interruption de l'abonnement, nous souhaitons vous rappeler que vous pouvez souscrire à notre formule spéciale "Sodo Inside(tm)" qui vous permet, moyennant l'achat de 10 indulgences par pénétration (pour la modique somme de 1 000 euros pièce), de vous adonner à toutes les pratiques rectales qui vous plaisent tant. Les indulgences sont disponibles on-line sur notre site moralejudéochrétienne.com. Notre conseillère, Soeur Thérèse, prendra contact prochainement avec vous pour étudier les options les plus adaptées à votre situation.
Bien cordialement
Le service clientèle.
Erreur
C'est pas des Weetabix que j'avais dans le placard, c'est des Allbran. J'ai des petits problèmes de transit. A part ça tout va bien pour toi mon chou ? Ton Ex.
Il y a quelque chose de parfois répugnant dans l'ex-isation, c'est de connaître la fin. Je n'aime pas connaître la fin. Ca me gache les redébuts ...
@ Soeur Thérèse,
Chère Mademoiselle Massoeur,
Vous me voyez ravi de constater que depuis le rachat de votre société par la United Muslims Plc, votre service aux usagers est plus performant.
Veuillez noter que je suspens ma demande de résiliation à moralejuedeochretienne.com dans l'attente de l'appel de votre conseillère qui, je l'espère, aura de gros seins.
Bien cdlt.
@ L'Ex : Voilà pourquoi cela n'a pas collé entre nous. Le All Bran et ses effets induits ne m'ont jamais permis d'assouvir mes bas instincts (voir commentaire ci-dessus).
@ Ugarte : Tous les redébuts ne sont pas à jeter à la poubelle.
À lire cassandre, ce texte est donc une resucée ?
(Mais il me plaît bien, je ne crois pas que je le connaissais.)
Tranche de vie ?
Votre style, qui ne laisse pas indifférent, sert remarquablement cette nostalgie distante... Que retrouve-t-on chez une Ex ? L'Ex ou soi-même ?
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=348290&pid=9879521
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :