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Nous avions fait halte dans une superette, ayant prévu un dîner frugal après le copieux petit-déjeuner et le tajine. Nous avions acheté des pêches, des abricots et des bananes. Dans la voiture stationnée nous nous étions embrassé à pleine bouche, envie de nos peaux, de nos muqueuses affolées, de notre salive et de nos fluides en général. Nous avions gravi rapidement les marches, moi reluquant tel un loup lubrique ses jambes sous la robe légère. Essoufflés, nous nous étions jeté sur le lit, elle s'était mise à plat ventre et avait relevé les fesses vers moi. J'avais mordu dedans, j'avais léché la fente et plongé ma langue dans son jus, mammifère fructivore lâché au milieu d'un affolant verger. J'avais saisi une des bananes dans son papier kraft, avais hésité un instant sur l'idée de la peler ou non. J'avais coupé la queue d'une dent déterminée, entendu le craquement de la peau sous la courbure que je lui imposais, puis la fibre avait éclaté en une fente et le fruit s'était enfin révélé. J'avais partiellement laissé la banane dans sa pelure et je l'avais enfoncée doucement dans son sexe baveux d'impatience. J'avais craint que le fruit, un peu trop mûr, ne se casse mais elle avait arqué ses reins de telle façon qu'il pénètre tout droit en elle sans aucun obstacle pour freiner sa course. A quelques centimètres de sa croupe, j'avais observé l'ogive d'ivoire entrer dans son vagin, provoquant une légère mousse que je léchai aussitôt. Je poussai encore et le fruit finit par buter sur la pelure. Je le retirai doucement, prenant soin de ne pas le casser. Je le dégageai alors totalement de son enveloppe et l'enfonçai presque totalement en elle. Je voyais ses hanches onduler en vagues d'amplitudes croissantes tandis que je faisais aller et venir la banane et que ses petits cris montaient dans un registre aigu qu'elle ne prenait pas souvent. Il fallait trouver le compromis entre le rythme qui lui donnerait du plaisir et les implacables lois de la physique : j'imaginais qu'elle pourrait soudain resserrer le vagin comme elle le faisait parfois et sectionner le fruit tel un coupe-cigare. Je crois qu'elle jouit, sans doute plus à l'idée de ce que je lui faisais que réellement par le plaisir que la chose lui donnait. Je ressortis précautionneusement la banane, craignant de la casser et d'avoir à expliquer à un urgentiste qu'il fallait nous aider à récupérer quelque chose... La banane était sortie, gluante, et j'en mangeai aussitôt la moitié avec délectation. Je lui donnai l'autre moitié qu'elle avala tandis que je lui fourrais aussi mes doigts dans la bouche. Je pensai que dans un instant nous allions cesser d'être végétariens et qu'elle allait devoir se mettre à un régime carné plus substantiel...