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Nous étions partis vers midi passer la journée au bord de la mer.

Pendant le trajet j’avais observé que je sentais une odeur de plastique sur mes doigts. Elle m'avait expliqué que c’était l’odeur du volant de la voiture de location, qui était neuve. Je m’étais agacé de ne pas y avoir pensé moi-même.

Nous avions déjeuné d’un tajine dans un petit restaurant désert et j’avais fait remarquer que la jeune serveuse Maghrébine avait de gros seins sous son t-shirt marqué « Trop cool »... Nous avions discuté de ce qu’étaient des gros seins et des seins « normaux ». Elle m’avait soutenu qu’elle-même n’avait pas de gros seins et j’avais pensé qu'après tout, peu importait la définition...

Nous étions sortis du restaurant au moment où le soleil perçait enfin, avions marché longtemps sur le sable humide, moi avec le bas du pantalon relevé, elle avec ses jambes nues et le vent qui tourbillonnait sous sa robe. Elle m’avait montré l’endroit où elle avait passé des vacances en famille, l’établissement de thalasso... Nous avions acheté les extraordinaires chocolats en nous disant "vous" devant l'oeil amusé des vendeuses puis, la fatigue du bord de mer venant, nous avions décidé de rentrer.

Je ne sais plus à quel moment du trajet j’ai posé ma main haut sur sa cuisse, presque à la jonction avec l’aine. Mais je me souviens avoir senti la chaleur de sa peau au travers de sa robe. Je l’ai caressée doucement. J’ai finalement glissé ma main vers son genou et, lentement, j’ai relevé sa robe. Tout en conduisant j’ai effleuré son string noir. Elle a écarté plus largement les jambes puis a repoussé elle-même sur le coté la fine barrière de tissu qui faisait obstacle. Mes doigts ont effleuré sa chair tendre, ont pénétré délicatement dans sa moiteur. Nous roulions toujours et elle avait la tête en arrière et les yeux mi-clos. Elle gémissait par moments, et par moments elle resserrait les jambes quand nous croisions une autre voiture. Je lui assurai que personne ne pouvait la voir ainsi, et c’était malheureusement vrai…

Plus que jamais je maudissais cette manie de construire des ronds-points partout. Il me fallait à chaque fois rétrograder, manipuler le volant et ensuite revenir à ma caresse interrompue. Elle me fit remarquer que le prochain locataire de la voiture allait avoir une drôle d’odeur sur les mains, lui... Je pensai que s’il avait fait nuit, je lui aurais suggéré de se donner du plaisir avec le pommeau du levier de vitesse. Pour le coup le prochain conducteur en aurait eu pour son argent.

Je léchai mes doigts qui étaient, juste auparavant, à l'orée de son sexe et les passai sur ma bouche. Ce goût sur mes lèvres, c’était elle, sa trace la plus intime. Cette fragrance, c'était celle que j’aimais garder sous mes ongles ou sur tout le corps après que nous ayons fait l’amour. C’était la signature de son désir pour moi. A nulle autre pareille.

Mon parfum préféré.