13 juin 2008
Petit guide de la vie heureuse - Chap. 2 : l'aromathérapie
-
Nous
étions partis vers midi passer la journée au bord de la mer.
Pendant
le trajet j’avais observé que je sentais une odeur de
plastique sur mes doigts. Elle m'avait expliqué que c’était l’odeur du volant
de la voiture de location, qui était neuve. Je m’étais agacé de ne pas y avoir
pensé moi-même.
Nous
avions déjeuné d’un tajine dans un petit restaurant désert et j’avais fait
remarquer que la jeune serveuse Maghrébine avait de gros seins sous son t-shirt
marqué « Trop cool »... Nous avions discuté de ce qu’étaient des gros seins et
des seins « normaux ». Elle m’avait soutenu qu’elle-même n’avait pas de gros seins
et j’avais pensé qu'après tout, peu importait la définition...
Nous
étions sortis du restaurant au moment où le soleil perçait enfin, avions marché longtemps sur le sable humide, moi avec le bas du pantalon relevé, elle avec
ses jambes nues et le vent qui tourbillonnait sous sa robe. Elle m’avait montré
l’endroit où elle avait passé des vacances en famille, l’établissement
de thalasso... Nous avions acheté les extraordinaires chocolats en nous disant "vous" devant l'oeil amusé des vendeuses puis, la fatigue du bord de mer
venant, nous avions décidé de rentrer.
Je
ne sais plus à quel moment du trajet j’ai posé ma main haut sur sa cuisse,
presque à la jonction avec l’aine. Mais je me souviens avoir senti la
chaleur de sa peau au travers de sa robe. Je l’ai caressée doucement. J’ai finalement
glissé ma main vers son genou et, lentement, j’ai relevé sa robe. Tout en conduisant j’ai effleuré son string noir. Elle a écarté plus largement les jambes puis
a repoussé elle-même sur le coté la fine barrière de tissu qui faisait obstacle. Mes doigts ont
effleuré sa chair tendre, ont pénétré délicatement dans sa moiteur. Nous roulions
toujours et elle avait la tête en arrière et les yeux mi-clos. Elle gémissait par
moments, et par moments elle resserrait les jambes quand nous croisions une
autre voiture. Je lui assurai que personne ne pouvait la voir ainsi, et c’était
malheureusement vrai…
Plus
que jamais je maudissais cette manie de construire des ronds-points
partout. Il me fallait à chaque fois rétrograder, manipuler le volant et ensuite revenir à ma caresse interrompue. Elle me fit remarquer
que le prochain locataire de la voiture allait avoir une drôle d’odeur sur les
mains, lui... Je pensai que s’il avait fait nuit, je lui aurais suggéré de se donner du plaisir avec le pommeau du levier de vitesse. Pour le
coup le prochain conducteur en aurait eu pour son argent.
Je
léchai mes doigts qui étaient, juste auparavant, à l'orée de son sexe et les passai sur ma
bouche. Ce goût sur mes lèvres, c’était elle, sa trace la plus intime. Cette
fragrance, c'était celle que j’aimais garder sous mes ongles ou sur tout le corps après que nous ayons fait l’amour. C’était la signature de son désir pour moi. A nulle autre pareille.
Mon parfum préféré.
Commentaires
A chaque nouvelle lecture la température monte, je reste fievreuse, pleine de rêve merci....
inspiré vous êtes... parce qu'inspiré vous avez...
Parfum de femme...
Très inspirantes/inspirées, ces scènes de la vie quotidienne.
Le conseil du jour : la prochaine fois, louez une voiture à boîte automatique, je peux vous assurer que cela en vaut la peine...
Le texte d'un connaisseur, à n'en pas douter. Patrick Süskind ?
Si vous pouviez récolter les odeurs de vos passagères pour les intégrer dans des diffuseurs cela changerez des effluves pin et lavande.
Diantre, le loup....mais que c'est bon de lire ces mots. damned. Une superbe évocation.
@ Toxgirl : Moi-même en écrivant ces lignes je ne me sens pas très bien... chaud également. Vous croyez que je ne suis pas bon pour la santé ?
@ Presque Toujours : Je vous reconterai quand j'en serai arrivé au stade "ours mal léché"...
@ Emeline : Vous avez raison, je crois que je vais arrêter le skate board...
@ dusk : Elle me Süs, and it's very Kind of her...
@ nicocerise : un vieux rêve, cher monsieur, un vieux rêve...
@ elenia : Il manque encore les ressources de la technologie moderne, hélas... le grand écran panoramique pour les scènes au bord de la mer, le thx pour les "chabadabada" et l'odorama, pour... enfin vous avez compris.
Sourire, en meme temps il est bon de retrouver l'éclairage a la bougie......
Je passais par ici pour déposer un commentaire pour le chapitre 3 qu'il me semble avoir croisé, en fait vous etes Copperfield et houdini. Rire.
J'ai aimé ces trois/deux textes.
@ elenia : Avez-vous fini de placer des objets à connotations phalliques dans cette zone de commentaires ? (sourire) Sinon vous avez fait le 13ème commentaire du texte du 13 juin posté à 13 heures, vous croyez que ça veut dire quelque chose ?
Ah parce que vous arrivez à tenir à deux sur un skateboard vous ? Z'êtes doué !
quels mot(ment)s délicieux....
(Emeline, très bon conseil!)
@ Emeline : Je suis sur que le skate-board, c'est comme un lit à une place : tête-bêche, on doit pouvoir tenir à deux...
@ PJ : Oh ! Vous ici ! Quel plaisir. D'autant que vous me caressez dans le sens du poil et que j'aime ça... (rrrr)
c'est à la fois un plaisir d'être, à tous points de vue, prise par vos mots et une frustration de ne l'être pas après vous avoir lu....
(grrrroar)
L'un sur l'autre, ça marche aussi très bien (mais non, pas sur un skate !)
Les leviers de vitesse sont une valeur sûre sur internet (en avoir parlé une fois m'amène un flux régulier de visiteurs)
Tiens, on arrive tous les deux sur la page 2 :
http://tinyurl.com/5dfyvh
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