Mes mots random...

Graphomanie, polygamie et tutti quanti...

30 mai 2008

Vertige de la page blanche

Je suis resté un moment avant d'oser faire ce pas en avant.

Toutes ces pensées en-dedans.

Je lui dirai ça, et puis je partirai, et puis elle ne me reverrait jamais.

Ou alors... je me contenterai de la regarder, jusqu'à ce qu'elle me demande ce que j'ai.

Oui, ça pourrait se passer comme ça…

Mais tout de suite ça ne servait à rien.

Alors j’ai marché vers elle.

Ses cheveux blonds coupés courts, ses yeux verts, ses cils ombrés de mascara.

J'ai retenu ma respiration et j'ai marché droit vers elle.

Je l'ai regardée.

J'ai retenu mon souffle.

Elle m'a tendu une enveloppe.

Blanche.

J'ai attendu, attendu une invite, un geste. Un mot.

Elle ne m’a rien dit.

Rien de ce que j’attendais.

Alors je suis reparti avec dans ma main l'enveloppe blanche.

J’ai marché dans la rue.

Respiré profondément, avec le cœur qui bat vite.

J’ai marché loin d'elle, loin de la fille aux cheveux courts et blonds.

J’ai monté les escaliers jusqu’à chez moi.

J’ai posé l'enveloppe.

Finalement je l’ai reprise, je l’ai déchirée du doigt.

Avec le cœur qui bat vite.

Inspiré profondément.

Suis allé directement à la dernière ligne.

Ai reposé la lettre.

Expiré.

Relu.

Expiré.

Lentement.

Très.

Lentement.

Sérodiagnostic H.I.V. 1 et 2.

Négatif.

-

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27 mai 2008

Odeurs de sein tété

Ce qui m'avait tout de suite plu chez Rachel, c'était sa chambre individuelle.

En stage à Londres, je partageais un appartement crasseux et empestant le gaz avec Scott, un Australien sympathique dont la conversation était limitée à "bière" et à... à rien.

Dans la journée, je garnissais des rayons de barres chocolatées dans un Boots en me nourrissant partiellement sur le stock, tandis qu'elle travaillait au desk d'un hôtel Victorien qui avait connu des jours meilleurs.

Rachel et moi en vînmes à mélanger nos langues et à nous mettre la zigounette dans le pilou-pilou grâce à un violent orage et au passage d'une Jaguar dans l'énorme flaque d'eau qui bordait le trottoir où nous marchions. Le mini-tsunami qui en résulta nous trempa l'un et l'autre jusqu'à l'os, m'offrant l'occasion de proposer à Rachel de venir enfiler quelques vêtements secs chez moi.

Au lieu de cela elle trempa son slip et ce fut moi qui l'enfilai, comme quoi dans un pays où l'on conduit à gauche un français peut facilement en arriver à confondre les priorités...

Ce rapprochement fut judicieux, puisqu'en plus d'une chambre individuelle Rachel jouissait d'un accès aux cuisines de son hôtel. Je bénéficiai ainsi de roboratifs petits déjeuners à l'anglaise avec saucisses grillées, tranches de lard et flageolets à la sauce tomate qui donnèrent un parfum tout particulier à nos grasses matinées.

Rachel et moi découvrions allègrement la joie d'être loin de nos familles respectives et celles du touche-pipi sans la crainte d'être surpris. A cet âge-là, j'étais déjà très enclin à utiliser ma bouche pour donner du plaisir à la demoiselle. Mais il se produisit entre elle et moi un phénomène physico-chimique aussi inhabituel qu'inattendu : je découvris que ma salive et sa peau n'étaient pas compatibles !

Par une étrange réaction moléculaire, le contact de l'une sur l'autre produisait une odeur acide, protéïnique et épaisse, en un mot : écoeurante.

Passée la fougue de l'étreinte, je posais ma tête sur sa poitrine et devais réfréner mon dégoût. Son ventre avait la même désagréable odeur, tout autant que son cou et chaque partie de son corps que j'avais léchée, mordue, aspirée ou titillée préalablement. Ma propre salive, sur elle, me répugnait.

J'en arrivai rapidement à ne plus pouvoir la sentir.

Je la quittai.

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23 mai 2008

Rage

Tu me demanderas, pourquoi cette mauvaise colère ? Je te dirai que c’est peut-être pour de mauvaises raisons. Mais il y a ceci, qui m’a fait traverser la grande ville aux muscles d’acier rouillé comme un chien sombre grondant bas, donnant des coups de hanche comme des coups de pieds, le buste bien droit. Une lame. Tu me demanderas, qu’est-ce qui t’a rendu si tranchant pour que tu pourfendes ainsi les flots de métal brillant ? Je te répondrai qu’elle avait envie d'aimer un homme comme une rivière aime son rivage, doucement, en silence, sans rien demander. Elle m’avait dit juste se frôler, partager, se rassurer parfois, s'éloigner souvent, mais se savoir si proche. Je te dirai juste comment il a suffit de tourner un instant la tête pour s’apercevoir qu’elle n’était déjà plus là, que les flots s'étaient entrouverts pour l'entraîner loin, loin d'ici dans la grande ville de fer et de chaleur.

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21 mai 2008

Petit meurtre entre amants

Elle a raison : si elle veut me faire bander, elle n'a rien d'autre à faire que m'embrasser.

C'est ainsi. Ses lèvres contre les miennes m'excitent plus que sa bouche autour de mon gland, que sa salive qui coule le long de ma hampe.

Je l'embrasse. 

Je joue à effleurer sa bouche mais très vite je mords dans la pulpe tendre.

Je sens la chair renflée s'écraser doucement entre mes incisives, rouler un instant sous ma tenaille carnivore.

Je relâche lentement ma prise, juste assez pour la laisser s'échapper sans la blesser.

Puis la main sur sa nuque, les doigts en griffes taquines sur la base de son crâne, je l'attire de nouveau.

Animal affolé par la promesse du festin, je dois me retenir pour ne pas planter mes crocs et déchiqueter son baiser en gouttelettes sanguinolentes.

Au lieu de cela je joue de mes lèvres et de la pointe des dents. Et je relâche encore, comme pris en faute, comme coupable de mon propre désir.

Comme à chaque fois, c'est l'ivresse d'une autre chair qui me vient, d'une plus tendre, d'une plus douce, d'une encore plus moite.

Je me goinfre de sa bouche comme je me régalerais de sa chatte, avec une intense complaisance, avec une gourmandise sans vergogne.

Je l'embrasse comme je la lèche, cannibale enivré de ses sucs et de ses muqueuses, anthropophage amoureux de ses tripes, affamé de son corps.

Jamais repu.

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17 mai 2008

Travail au black

Ce soir-là, je l'ai invitée à venir dans les bureaux.

Elle a dit " Good to see you ".

Elle a parlé.

Elle a écouté.

Après un moment, elle est venue s’asseoir sur la moquette, devant moi, jambes croisées en tailleur. Elle a levé ses yeux aux cils interminables et a écouté sans rien dire.

Le temps a passé lentement, je la regardais tout en parlant, boule de caoutchouc dur posée sur le sol, petite balle de squash.

Elle a finit par dire « Gotta go. »

Elle s’est levée.

J’ai saisi ses hanches, je me suis agenouillé devant son ventre.

J’ai déboutonné son pantalon.

J’ai embrassé son nombril, son aine, sa peau.

J’ai glissé ma langue dans la fente de son sexe.

Elle s’est collé contre moi.

Elle a dit « I’m wet all over now ».

J’ai glissé mes doigts dans son sexe, par l’arrière de ses fesses.

Elle avait raison. Trempée.

J’ai fait aller et venir mes doigts en elle. Elle a fléchi sur ses jambes.

Elle a ôté son pantalon. Elle a ôté ma chemise.

Elle a tiré une chaise vers elle.

Elle s’est appuyée sur le bureau, a posé un genoux sur la chaise.

Ses cuisse tendaient vers moi le cul le plus parfait de la création… Musclé, nerveux, rebondi. Deux fruits prêts à fendre leur propre peau.

J’ai glissé mon sexe en elle lentement, pour qu’elle sente bien ses chairs s’écarter.

J’ai poussé mon sexe en elle.

Lentement.

Puis plus vite.

Puis très vite, et très loin en elle.

Mes mains ancrées à ses hanches.

Sa peau comme du satin noir sous mes doigts.

Elle a haleté un instant.

Elle a poussé un long et profond soupir.

Elle s’est retournée et s'est allongée sur le bureau.

Je me suis baissé à genoux, j’ai léché son clitoris gonflé.

Elle a ondulé son ventre d’avant en arrière.

Elle a saisi ma tête par les cheveux, m'a redressé avec détermination.

Elle attiré mon bassin entre ses cuisses.

Je me suis enfilé en elle, de nouveau doucement, de nouveau profondément.

Puis très vite, et très loin en elle, en tenant ses chevilles haut sur mes épaules.

Elle a crié cette fois-ci.

De la sueur perlant sur son ventre pantelant.

Je me suis posé sur la chaise en la tenant serrée dans mes bras.

Elle a pris un mouchoir dans son sac, elle a essuyé mon menton

« You’ve got my fluids all over your face »

Elle a levé son bassin. Elle l’a abaissé sur mon sexe. Haut. Bas. Haut. Bas.

Encore.

Elle m’a fait jouir.

Elle a coulé un regard vers la chaise maintenant trempée.

Elle a murmuré « If your visitors knew...»

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13 mai 2008

Orange automatique

Il a la Tissot "Touch" au poignet.

La montre que je trouvais belle il y a dix ans mais que je n’ai jamais achetée parce qu'elle est décidément trop voyante.

« Mon papa sait toujours le temps qu’il va faire » me trotte dans la tête.

Une autre raison pour ne pas l’avoir achetée.

Lui, c’est précisément cette pub qui passe à la télé qui lui en a donné envie. S'il n'y avait pas eu la pub à la télé, il aurait acheté une Breitling en rêvant d'une Rolex pour le jour où il sera promu Chef de zone.

Assortie au bracelet orange de la Tissot Touch, le type possède une blonde perchée sur ses hauts talons même en descendant de l’avion. Laide, mais blonde. Et au bras de la blonde, il y a le sac en toile monogrammée. 

Voyant, lui aussi.

Il m'insupporte et pourtant je le connais depuis trois minutes.

Il me connaît lui aussi depuis trois minutes, puisqu’on attend dans la même file qu’un douanier tamponne avec lassitude nos cartes d’entrée sur le territoire.

Ce type me connaît depuis trois minutes et il ne résiste pas à l’envie de me faire savoir qu'il roule en voiture allemande. Je sais pas, ça doit être parce que la fille à coté de moi est plus jeune et beaucoup plus belle que sa blonde cramée au chalumeau...

Enfin ce n’est pas à moi qu’il le dit, le petit futé. Il le dit à son collègue qui est derrière moi et dont j’ai eu l’outrecuidance de le séparer en m’insérant dans le séminaire des vendeurs de photocopieuses méritants qui remplissaient l’avion. 

Il dit avec une voix forte que son Audi, il n’en n’est pas content. D'ailleurs c’est pas la première avec laquelle il a eu des problèmes [Comprendre : j’ai déjà acheté plusieurs Audi]. Il en a marre, il va changer [Comprendre : je ne me laisse pas impressionner par la marque, on ne me la fait pas à moi]. Avec un sourire en coin, il conclut qu’il va acheter français, que ça lui fera moins d’emmerdes [Comprendre : C’est comique n’est-ce pas ? MOI rouler dans une voiture française, hahaha la bonne blague].

Il marque une pause, content de son petit effet.

Le collègue ne réagit pas. Je m’emmerde sec. En plus j'aurais plutôt parié sur un 4x4.

Le bruit des tampons bureaucratiques qui s’abattent sur les formulaires résonne dans le hall presque vide. La file progresse.

Le mec à la Tissot Touch avance avec sa blonde monogrammée. Laide, toujours. Mais toujours blonde.

Je n'aurai plus jamais envie d'une Tissot Touch.

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09 mai 2008

Oreilles qui traînent

Il fait beau.


Dans ce petit bout de parc, les stagiaires de l’agence de pub d’à coté se retrouvent pour mastiquer ensemble leur sandwich à cinq euros et leur Coca Zéro tout en échangeant des considérations profondes sur la vie, la mort et la finale de la Nouvelle Star.


Il y a là un type à dreadlocks rouges portant treillis, Nike vintage et vieux clopo roulé à coté d'une jeune nana blonde à Converse, foulard et jeans’ griffé.


Lui : « Dis, heuu, Chloé, l’autocollant jaune que t’as sur le garde-boue de ton scoot’, là, c’est bien marqué AJV - Association des Jeunes Veneurs, hein ? »


Elle, soudain toute guillerette : « Ouiii, c’est ça !! »


Lui : « Et, heuuu, ça veut dire quoi, veneur ? »


Elle : « Et bien c’est celui qui pratique la vènerie. Tu sais, c’est la chasse à courre avec les chiens, les chevaux, la nature, tout ça, non, pas avec un fusil, c’est les chiens qui mangent l’animal, non, on dit pas un cor, on dit une trompe, enfin tu vois, c’est une tradition ancestrale tout ça tout ça… »

Elle s’arrête en pleine lancée. Le jeune type la regarde avec des yeux écarquillés.

Lui : « Ben… j’croyais trop qu’on avait une anarchiste à l’agence, j’étais super content, mais en fait non… »

Elle : « Ah bon ? Mais heu… pourquoi tu pensais ça ? »

Lui : « Bin au début j’avais lu Association des Jeunes Vénères. Et putain, j’trouvais ça trop pur comme idée... »

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06 mai 2008

Seulitudes

Posé à plat sur le dos. Le regard tourné vers un ciel imaginaire. Les paumes des mains ouvertes sur le drap. Le corps détendu, chaque vertèbre en paix.

Le temps qui passe.

Et puis. L’ envie de sa présence.

L’envie, juste, de sentir qu’elle est là.

L’envie de sentir que le matelas s’incurve sous son corps.

Non, pas le sentir. Le savoir, juste.

Envie de savoir juste qu’elle est là, que sa respiration est calme.

Envie de me tourner vers elle et de poser ma joue dans le creux de ses hanches.

Envie de poser mes lèvres sur sa peau.

Envie de savoir que quand j’ouvrirai les yeux, elle me regardera.

Envie d’avoir dans mon lit celle qui n’y est pas.

Elle. Qui dort ailleurs.

Et moi aussi.

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02 mai 2008

Zik ta mère

Quand il est arrivé, ce petit con de stagiaire, j’ai su tout de suite que j’allais l’avoir dans le pif.

Avec sa gueule estampillée école de commerce, son petit costard cintré Agnès B (« t’as vu, comme Dionysos ! » ) et son tatouage tribal-ethnique-ta-mère qu’il montrait aux pétasses de la compta, j’ai compris que ça allait pas être possible entre lui et moi. Et vas-y que je te déroule des chiffres. Et vas-y que je te parle en parts de marché. Et vas-y que je te calcule des rotations sur les chaînes musicales du câble et du satellite avec des camemberts en couleurs devant un big Boss aussi ravi que s’il était aux NRJ Music Awards avec un vibro planté dans le cul…

Mais le pire, c’est qu’en-dehors du temps qu’il passait à se rendre intéressant, il était toujours fourré dans mon bureau à me poser des questions sur comment c’était à mon époque. A mon époque ! Blaireau. Et vas-y que je te demande comment c’était de faire le roadie pour les Stones. Et vas-y que je te demande ce que ça faisait d’être en studio avec Freddie Mercury. Et vas-y que je te demande si j’avais connu Elvis Presley, « parce que c’était à peu près à la même époque, non ?… » Ouais, t’as raison p’tit gars. Même que c’était juste après la mort de Beethoven dans un crash d’avion au-dessus du Nouveau-Mexique… Blaireau !

Le pire, c’est que quand il me cassait pas les couilles il écoutait M Pokora sur son i-pod et qu’il te parlait du R’nB en pensant que ça avait été inventé par Rhyanna... Une buse, quoi. Non, pardon : « un échantillon représentatif du marché des jeunes ».

Il l'était d'ailleurs tellement, représentatif, qu’il a été embauché après son stage. Aux études. Un poste spécialement créé pour lui. Et je me le suis coltiné huit mois. Huit putain de mois à me demander comment j’allais le dézinguer ! Jusqu’au jour où il a déboulé dans mon bureau en me disant qu’il venait d’entendre « la version anglaise de Comme des connards de Mickaël Youn » et que ça lui avait donné une idée. Je l’ai regardé avec des yeux comme des soucoupes, avant de piger qu’il parlait de « My Sharona » de The Knack. C’était ça qu'il appelait « La version anglaise de Comme des connards » ?? Oh putain… Et il a continué : « Et ben tu sais quoi ? Si on faisait des reprises des tubes d’aujourd’hui par des vieux artistes ? Tu sais, un peu comme… comme de la musique vintage ! » J’ai fait une pause. Et puis j’ai sorti du tiroir la liste des meilleures ventes de disques de la semaine et j’ai embrayé en me mordant l’intérieur des joues : « Si je t'ai bien compris, tu voudrais… faire reprendre California Dreamin des… heu… des Royal Gigolos par The Mamas and the Papas, c'est ça ? Ou faire une reprise de The Lion sleeps tonight de Pat & Stanley par The Tokens ?" "Ouais, c'est ça. Enfin, avec des artistes connus, hein ?" "Comme, disons faire reprendre La Isla Bonita de... de Squeeze Up par Madonna ou Born to be alive des Disco Kings par Patrick Hernandez ? C’est bien ça ton idée ? » « Ouais, exactement ».

Oh, putain !! Je la tenais enfin, l'occasion de l’envoyer en aller-simple booster la carrière de Steeve Estatof… Je lui ai immédiatement pris un rendez-vous avec le big boss en lui suggérant aussi la reprise des plus gros succès de Chimène Badi par Carla Bruni et de Born to be Alive de Christophe Willem par Patrick Hernandez pendant qu'on y était ! Il est monté au huitième comme une fusée avec ses deux réservoirs de poudre au cul et j'ai savouré mon plaisir... Y’avait plus qu’à attendre qu’il redescende en version Columbia

Et bien quand il est redescendu, il m’a dit que le big boss avait a-do-ré son idée. Il a eu le budget, il a sorti en un rien de temps une compil « Le top des hits par… », c’est passé chez Charly et Lulu sur M6 et deux semaines plus tard ça pétait tous les compteurs de vente. Mieux que les cinq Star Ac’ confondues ! Alors il a été promu directeur du label et moi j’ai été viré.

 

Heureusement, ils ont été cool chez Warner : ils ont bien voulu de moi pour s’occuper du come-back de Steeve Estatof…


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