Elle a raison : si elle veut me faire bander, elle n'a rien d'autre à faire que m'embrasser.

C'est ainsi. Ses lèvres contre les miennes m'excitent plus que sa bouche autour de mon gland, que sa salive qui coule le long de ma hampe.

Je l'embrasse. 

Je joue à effleurer sa bouche mais très vite je mords dans la pulpe tendre.

Je sens la chair renflée s'écraser doucement entre mes incisives, rouler un instant sous ma tenaille carnivore.

Je relâche lentement ma prise, juste assez pour la laisser s'échapper sans la blesser.

Puis la main sur sa nuque, les doigts en griffes taquines sur la base de son crâne, je l'attire de nouveau.

Animal affolé par la promesse du festin, je dois me retenir pour ne pas planter mes crocs et déchiqueter son baiser en gouttelettes sanguinolentes.

Au lieu de cela je joue de mes lèvres et de la pointe des dents. Et je relâche encore, comme pris en faute, comme coupable de mon propre désir.

Comme à chaque fois, c'est l'ivresse d'une autre chair qui me vient, d'une plus tendre, d'une plus douce, d'une encore plus moite.

Je me goinfre de sa bouche comme je me régalerais de sa chatte, avec une intense complaisance, avec une gourmandise sans vergogne.

Je l'embrasse comme je la lèche, cannibale enivré de ses sucs et de ses muqueuses, anthropophage amoureux de ses tripes, affamé de son corps.

Jamais repu.