27 mai 2008
Odeurs de sein tété
Ce qui m'avait tout de suite plu chez Rachel, c'était sa chambre individuelle.
En stage à Londres, je partageais un appartement crasseux et empestant le gaz avec Scott, un Australien sympathique dont la conversation était limitée à "bière" et à... à rien.
Dans la journée, je garnissais des rayons de barres chocolatées dans un Boots en me nourrissant partiellement sur le stock, tandis qu'elle travaillait au desk d'un hôtel Victorien qui avait connu des jours meilleurs.
Rachel et moi en vînmes à mélanger nos langues et à nous mettre la zigounette dans le pilou-pilou grâce à un violent orage et au passage d'une Jaguar dans l'énorme flaque d'eau qui bordait le trottoir où nous marchions. Le mini-tsunami qui en résulta nous trempa l'un et l'autre jusqu'à l'os, m'offrant l'occasion de proposer à Rachel de venir enfiler quelques vêtements secs chez moi.
Au lieu de cela elle trempa son slip et ce fut moi qui l'enfilai, comme quoi dans un pays où l'on conduit à gauche un français peut facilement en arriver à confondre les priorités...
Ce rapprochement fut judicieux, puisqu'en plus d'une chambre individuelle Rachel jouissait d'un accès aux cuisines de son hôtel. Je bénéficiai ainsi de roboratifs petits déjeuners à l'anglaise avec saucisses grillées, tranches de lard et flageolets à la sauce tomate qui donnèrent un parfum tout particulier à nos grasses matinées.
Rachel et moi découvrions allègrement la joie d'être loin de nos familles respectives et celles du touche-pipi sans la crainte d'être surpris. A cet âge-là, j'étais déjà très enclin à utiliser ma bouche pour donner du plaisir à la demoiselle. Mais il se produisit entre elle et moi un phénomène physico-chimique aussi inhabituel qu'inattendu : je découvris que ma salive et sa peau n'étaient pas compatibles !
Par une étrange réaction moléculaire, le contact de l'une sur l'autre produisait une odeur acide, protéïnique et épaisse, en un mot : écoeurante.
Passée la fougue de l'étreinte, je posais ma tête sur sa poitrine et devais réfréner mon dégoût. Son ventre avait la même désagréable odeur, tout autant que son cou et chaque partie de son corps que j'avais léchée, mordue, aspirée ou titillée préalablement. Ma propre salive, sur elle, me répugnait.
J'en arrivai rapidement à ne plus pouvoir la sentir.
Je la quittai.
Commentaires
Amusant et original. Cela vous arrive souvent, ce genre de mésaventures ? (entre les problèmes de salive, de décoration de l'appartement... ce n'est pas gagné avec vous).
bien meilleur, ce titre... pour une étrange histoire.
London coming, London coming, London coming!
(ceci est une manif)
"en vînmes".
(tu l'auras cherché) (mais apparemment, pas dans le Bescherelle) (gnarf gnarf gnarf)
@ Emeline : Et encore, tout ça n'est rien à coté du choix du programme de télé et des divergences de vue sur la couleur de la housse de couette. Là je peux vraiment me fâcher.
@ PT 1 : Oui, le phénomène était curieux... tellement que je m'en rappelle encore maintenant. Et pour le titre, finalement je préfère celui-ci. Cela ne vous dérange pas trop ? Sinon je fais un référendum.
@ PT 2 : Faites gaffe, je vais faire intervenir les CRS !
@ PT 3 : Koi ? T pa kontent ?
- Au moins vous ne parliez pas de goût du sperme
- Bon alors je patienterai jusqu'à London burning...
- (pas taper, pas taper)
- Nan, rien.
Bon d'accord la chimie tout ça... faut quand même poser la question: les bavouilles avaient-elles lieu avant ou après le breakfast? Simple curiosité M'sieur...
J'ai la solution : pas de télé et naturisme combiné au chauffage à fond, ca remplace avantageusement la couette
Oui, alors je suis désolée hein, mais on ne peut pas parler de faire un référendum à tout va comme ça, ça peut heurter des sensibilités, et vous ne voulez pas heurter de sensibilités n'est-ce pas monsieur Dumoment?
Alors bon, article 89, l'initiative du référendum appartient au Président de la République, c'est pas rigolo rigolo, mais jusqu'à nouvel ordre, c'est comme ça.
Journal à quatres mains
Ce texte a un style inhabituel chez vous ( vos jeux de mots) c'est comme si plusieurs auteurs cohabités sous le même pseudo.
@ PT : Non, pour cette saveur là, il va falloir attendre le texte intitulé "le goût des autres". En vente dans toutes les bonnes teintureries.
@ quisas-quisas : Pertinente remarque, chère amie, qui dénote en vous la femme d'expérience. Mais après avoir sérieusement réfléchi à la question, la réponse est que les papouilles / bavouilles en question avaient lieu avant, pendant, un peu après, assez après, bien après et vraiment très après l'English breakfast... (eh oui, j'étais jeune et fougueux à l'époque)
@ Emeline : C'est une bonne idée, encore que, d'un point de vue écologique, je ne suis pas certain que le chauffage à fond soit vraiment optimal... Peut-être une fourrure d'ours ?... Ah non, les défenseurs des espèces en voie de disparition vont pas aimer. Devant un feu de bois ?... Ah non, le bilan carbone est pas bon. Heu... à part le réchauffement naturel, soit d'une main, soit à deux, soit à plus que deux, je ne vois pas.
@ Katja : Tut tut tut, péremptoire demoiselle... Le 22 mai, les députés ont adopté le texte sur le référendum d'initiative populaire. Selon ce texte, un référendum peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Si vous savez pas, vous me demandez.
@ Nicocerise : On m’a souvent dit que j’écrivais comme un pied, mais pas encore que j’écrivais à 4 mains...
Ha, touchante erreur !
Le texte sur le référendum d'initiative populaire est adopté, certes. Mais cette modification constitutionnelle doit être ratifiée par référendum (à l'initiative du Président, s'il était besoin de le repréciser) ou par le Parlement réuni en Congrès à Versailles, aha.
Le texte (qui, au passage, a été proposé par les brûlantes Commissions Vedel et Balladur dans lesquelles siégait d'ailleurs un constitutionnaliste dont je suis présentement en train de sécher le cours) n'est dont pas en application.
Poil au menton.
Et comme aujourd'hui, les députés PS ont décidé de ne pas le voter, c'est mal barré.
Poil au nez.
@ Katja : Alors là, vous me voyez tout confus. Poil au... non rien.
Il ne faut pas, j'aurai été ravie de pouvoir vous gratifier d'un peu de droit constitutionnel poil aux aisselles.
Après tout c'est pas si complexe.
Héhé.
@ Katja : Le droit constitutionnel, c'est moins amusant que la Grande Vadrouille.
Huhu.
Si je puis me permettre, vous vous pressez quand même pas mal le citron.
Hem.
@ quisas-quisas : A l'époque je m'essorais plutôt le poireau. C'est un progrès, non ?
Joli.
C'était une irlandaise ? Rachel O'Dora ?
(ceci n'appelle bien sûr aucune réponse...)
Sage décision !
si vous ne vous sentiez pas bien ...
vous vous êtes fait sentir par une autre !
oki oki je connais la 'sortie'
Rousseur
Une seule question: Rachel était-elle rousse?
@ secondflore : Sans répondre, je peux quand même me marrer un bon coup ! (enfin, avec ta permission)
@ céphée : Rho !! Vous, une femme si... Enfin tellement... Je veux dire autant... Non, je ne peux pas le croire. Je... (il détourne les yeux)
@ Six : c'eût été (discret rappel du titre) une piste, mais non, Rachel n'était pas rousse. Il parait que la peau des roux est plus "chargée" en molécules de souffre, celles qui donnent justement cette couleur de cheveux. Mais Et je dois dire, pour tordre le cou à une rumeur, que ma seule expérience avec une jeune femme rousse ne m'a pas permis de vérifier cette rumeur. Et vous, vous avez un vécu dans ce domaine ?
C'est toujours avec un plaisir ému que je me remémore le temps où ma langue fourailler dans une chatte rousse d'une humidité débordante d'une doctorante en biologie.
j'ai connu un homme dont l'odeur m'était insuportable, même au sortir de la douche.J'en avait envie mais je n'ai même pas pu le goûter, c'était trop me demander...
rouquin /rouquine
Nul rouquin , nulle rouquine à mon actif et pour une raison précise: j'aime les cils et les leurs sont à ma connaissance désespérement juvéniles et décolorés et puis l'homme roux est souvent adolescent, ou hirsute barbu pour y remédier ou bien trop à la mode pour vraiment plaire plus qu'un été, mais si j'étais un homme, ou une lesbienne , j'aimerais sans doute les rousses un peu maquillées
@ Six : Ca nous fait un point commun, alors... (si vous étiez un homme).
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