Mes mots random...

Graphomanie, polygamie et tutti quanti...

06 mai 2008

Seulitudes

Posé à plat sur le dos. Le regard tourné vers un ciel imaginaire. Les paumes des mains ouvertes sur le drap. Le corps détendu, chaque vertèbre en paix.

Le temps qui passe.

Et puis. L’ envie de sa présence.

L’envie, juste, de sentir qu’elle est là.

L’envie de sentir que le matelas s’incurve sous son corps.

Non, pas le sentir. Le savoir, juste.

Envie de savoir juste qu’elle est là, que sa respiration est calme.

Envie de me tourner vers elle et de poser ma joue dans le creux de ses hanches.

Envie de poser mes lèvres sur sa peau.

Envie de savoir que quand j’ouvrirai les yeux, elle me regardera.

Envie d’avoir dans mon lit celle qui n’y est pas.

Elle. Qui dort ailleurs.

Et moi aussi.

Posté par memorandhomme à 09:00 - Dans ma peau - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Dans ce recoin d'etre, des pensées si vivantes, ce besoin d'essentiel, une partie de soi.

Posté par elenia, 06 mai 2008 à 09:27

Mouai… tout pareil que toi (hein)

Posté par Charl', 06 mai 2008 à 14:29

Tout pareil que vous, enfin j'espère bientôt :)

Posté par A@T, 06 mai 2008 à 14:33

Ce sont ces textes que je trouve si beaux qui me donnent envie de vous dire... Vivement!!

Posté par quisas-quisas, 06 mai 2008 à 15:23

On inverse ? Je suis dans la situation opposée, je vous prête mon homme si vous voulez de la compagnie. (pas très féminine certes, je vous l'accorde)
Cela dit, beau texte mais... un je ne sais quoi qui me gêne. Je reviendrais quand je saurais.

Posté par Emeline, 06 mai 2008 à 19:56

Je happe dans les interlignes tous les à-demi-mots - nous sommes des tiers, l'image me fait sourire très joyeusement en fait, la moitié est un concept dépassé, vraiment - et j'ai longtemps cru que je n'aurais pas à affronter le destin cette chose imposante et obtue, et voyez comme je suis devenue sereine dans la confrontation avec lui. Si vous pouviez l'être aussi. Maintenons le luxe, le calme et la volupté, les trois côtes de la presqu'île qui nous préserve de tout et du commun. Le quotidien plat serait trop étroit pour nous, et le désir s'évanouierait dans les nuits trop enveloppées de couvertures.

Posté par ClairObscure, 08 mai 2008 à 00:01

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