Ce sont mes plus jeunes amantes qui m'ont attirées dans ces lieux-là.

Ce sont ces corps si doux, si délicats, si tendres qui m'ont demandé d'être leur accompagnateur, leur passeur, leur protecteur dans ce monde de moiteur délétères et d'âmes perdues qui les fascinait tant.

Avec une certaine ironie, je me suis parfois vu confier le bâton du berger alors que j'étais aussi innocent que l'agneau que je guidais, à l'instar de cette jeune fille que j'emmenai à sa première partouze alors que j'étais aussi novice qu'elle dans cet exercice...

Un copain ne pouvait se rendre à une grande soirée de baise collective où il avait ses habitudes et il m'avait demandé d'y chaperonner sa jeune maîtresse. J'avais accepté.

J'avais donné rendez-vous à la dénommée Albane à cette porte de l'ouest parisien près de l'autoroute. Elle était arrivée en métro, était montée dans ma voiture, m'avait fait la bise. Elle était blonde, cheveux longs et raides, peut-être vingt-deux ou vingt-trois ans. Elle avait ce chic décontracté des filles de bonne famille.

Une demie-heure plus tard, sur une aire d'arrêt d'urgence, elle avait sucé ma bite en prenant le soin de placer ses cheveux sur l'oreille, dans un geste d'actrice porno que j'avait trouvé très excitant.

J'avais joui dans sa bouche, je me souviens de mon sperme qui coulait entre ses doigts serrés et qui allait laisser une belle trace claire sur mon jeans noir.

Nous avons repris la route et sommes arrivés sans trop de difficulté dans cette grosse maison de campagne perdue au milieu de nulle part. Lorsque nous sommes entrés, une trentaine de personnes était déjà là.

Il y avait des gens de tous âges, les plus jeunes autour de vingt ans, les plus âgés autour de la quarantaine. Au milieu de la pièce principale trônait une vasque emplie de préservatifs.

La première surprise de la soirée vint de l'atmosphère générale qui, contrairement à ce que j'imaginais, ne suintait pas le stupre, le sexe et d'autres mots allitérés en "s". A vrai dire, l'ambiance me faisait furieusement penser à un cocktail de sous-préfecture, chacun papotant avec un interlocuteur qui avait l'air d'avoir déjà entendu dix fois la même histoire en s'agrippant à son verre à moitié vide. Sauf que les verres étaient ici des gobelets en plastique et que le thème de la soirée, "Les orgies romaines", n'aidait pas à avoir de l'allure, habillés que nous étions de draps de lit attachés avec des épingles de nourrice en guise de toge...

En pleine terra incognita, je passai un temps interminable à échanger des banalités avec les uns et les autres. Ma blonde théoriquement sous tutelle avait nettement moins de difficultés que moi à se trouver de la compagnie...

Finalement, un jeune type bâti comme un dieu Grec -et donc presque raccord avec le thème de la soirée- me fila son joint et, tandis que j'inhalais profondèment ma première raison de sourire depuis mon arrivée, il entreprit de baiser à même le sol sa petite amie - sosie de Jennifer Love Hewitt - avec une énergie qui força l'admiration et donna enfin des idées à certains.

Largement défoncé, j'observai cette quadragénaire blonde et bronzée aux U.V qui s'appuyait contre le mur tandis que les hommes venaient à tour de rôle lui lécher les fesses. Lorsque je tentai d'en faire autant, elle me décocha un regard de physionomiste à l'entrée des Bains et je battis piteusement en retraite. Visiblement, je n'avais pas été présenté...

Je vis ensuite cette fille au visage banal mais avec de gros seins qui se faisait baiser sous le regard bienveillant de sa jolie camarade. Je me souviens de m'être assis à coté de la jolie fille tandis que sa copine se faisait enfiler de toutes les manières possibles à quelques centimètres de nous ("doucement entre les fesses !!..."). Je me souviens lui avoir parlé de Klimt, dont un poster défraîchi ornait le mur, et m'être interrompu poliment quand son amie brâmait sous les coups de reins d'un type ou sous la langue d'une autre délurée.

Je me souviens avoir fini par la prendre doucement par la main, être monté à l'étage avec elle et avoir posé mes lèvres sur les siennes. Je me souviens que nous nous sommes allongés sur un canapé en chenillette marron rapée tandis que la musique, les cris et quelques râles montaient d'en bas. Je me souviens d'avoir posé ma main sur sa cuisse, doucement, et qu'elle l'avait repoussée.

Plus tard, Albane est montée par l'escalier, cherchant son chaperon. Elle était nue à l'exception des spartiates dorées qu'elle portait aux pieds. Nous étions, la fille et moi, à moitié assommés par l'alcool et les joints. Albane s'est assise sur le sol puis, tranquillement, a embrassé les jambes de la fille. Elle a gentiment écarté ses cuisses et son petit slip en dentelle noir pour lécher son con. La fille a gêmi, sa tête a roulé sur son épaule et soudain elle a dit "non" ! Elle s'est relevée, rajustée et est redescendue reprendre sa place de spectatrice à coté de sa copine toujours en pleine activité.

Albane et moi nous sommes regardés. Elle a glissé son corps nu entre mes mains, a écarté le pan du drap qui me servait de toge et a glissé un préservatif sur ma queue. Elle s'est assise lentement sur moi, cuisses écartés tandis que je voyais la lumière s'accrocher par moments à ce qui semblait être des traces de foutre séché sur ses seins. Nous avons baisé ainsi, surplombant la foule des partouzeurs mondains et, quand nous eûmes joui avec lassitude, nous décidâmes de rentrer.

Le trajet fut calme, elle dormait roulée en boule sur le siège incliné de la voiture. Je la raccompagnai devant chez ses parents et c'est d'une bise sur la joue ensommeillée qu'elle me remercia.

Je rentrai chez moi dans le petit matin, prévoyant de dormir deux petites heures avant de prendre une douche brûlante et de partir travailler.

J'avais l'impression d'avoir quatorze ans. Je revenais de ma première boum et j'avais passé toute la soirée à coté de la chaîne hi-fi jusqu'à ce qu'une gentille fille m'invite à danser un slow.

C'était ma première surprise-partouze. (Yeah.)