Au départ, c'est une envie d'enveloppement. L'envie de prendre votre bouche avec voracité, avec gourmandise, avec excès. De prendre vos lèvres entre les miennes, d'aspirer doucement votre langue, petit cannibalisme érotique, de vous faire entrer un petit peu en moi... C'est aussi une envie d'être derrière vous et de sentir tout votre corps contre le mien, de vous ressentir avec chaque parcelle de ma peau. L'envie de sentir vos reins se cambrer contre mon ventre, une envie de caler mon sexe entre vos fesses, de sentir cette chair rebondie encore plus brûlante contre la mienne... C'est l'envie de vous appréhender dans toute votre réalité charnelle, de m'assurer que vous êtes totalement là. Une fois cette réalité ressentie, mesurée, contentée, c'est l'envie de me laisser aller au plaisir de votre chaleur. Envie de fureter, de vous humer, d'ajouter d'autres sensations douces et fragiles et perverses à celle de votre peau. Le moment où la peau devient la chair. Où la gourmandise de vous prend le dessus. Où j'ai envie de vous lécher, où les odeurs secrètes de votre corps sont les plus délicieuses... L'instant où le ruissellement de votre désir m'enivre, me fascine, où j'aimerais vous boire autant que vous dévorer... Le moment où j'aimerais pouvoir plonger en vous, avoir dix mains, cent bouches, où le désir de vous pénétrer me fait l'envie que vous ayez d'autres orifices encore, où le désir s'impose totalement, envahit mon esprit et mon corps, où la fusion des corps crée celle des âmes, où il n'y a plus rien que mon sexe nu en vous, la délicieuse brûlure de votre intime, les coups de reins comme des décharges, ne plus savoir ce qui est mieux du mouvement ou de l'empalement, la modulation de votre plaisir, votre abandon, et enfin le doux poids de ton corps, ta respiration dans mon cou, ce moment où plus rien n'existe que toi et moi, que toi en moi...