26 août 2008
Charlotte So Manytimes - III (et fin)
On appelle ça une "charrette".
Une charrette, synonyme de nuits blanches soutenue par des quantités déraisonnables de café fort et de ricanements imbéciles vers 4 h du matin, s'achève souvent par un
document à livrer de toute urgence, le bras tremblant et tendu vers le comptoir Chronopost comme vers le Saint-Graal.
Ce jour-là, donc, c'est une fin de charrette et il me faut aller chercher le résultat d'un travail à l'autre bout de Paris, puis le déposer chez un transporteur
avant l’heure limite de départ.
Alors je cours pour rejoindre la station
de métro et sauter dans la rame. Arrivé à la station je descend du wagon je cours
vers la sortie je traverse la rue j’entre dans le bureau de mon
rendez-vous je lui arrache le document des mains je repars en sens
inverse je plonge la tête la première dans le métro je dévale la rangée de
marche je négocie le virage sur la droite et passe en trombe devant
Charlotte qui achète un ticket de métro je franchis le tourniquet et
stoppe
net.
Charlotte ?!!
Je
me retourne à m’en dévisser la tête, elle est encore au guichet, de
l’autre coté des portes grises. Et moi je suis en retard merde merde merde
MERDE MEEEEERDEUH !!
Je repars au galop, saute dans la rame avec une furieuse envie de m’immoler par le feu, les gens autour de moi évitent mon regard de psychotique... Pourquoi, mais POURQUOI je ne lui ai pas lancé à la volée ma carte de visite avec juste un mot griffonné, genre "moi 3ème rangée du Lycée C***, toi 2ème rangée, appelle-moi" ??
Agrippé à la
barre chromée, il me revient cette phrase d’une ancienne sagesse : « Quand
on croise une personne une première fois, c’est le hasard. Quand on
croise cette personne une deuxième fois, c’est une coïncidence. Quand
on croise cette personne une troisième fois, c’est le destin ».
Ce
qui m’embête là-dedans, c’est qu’il n'y est pas question du cas où un type
croise trois fois une femme qui lui plaît et qu’il ne prend même pas une minute pour s’arrêter.
Je suppose que le sage a envisagé cette possibilité, mais qu’il s’est dit avec un haussement d’épaules que personne n’était couillon à ce point-là...
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23 août 2008
Charlotte So Manytimes - II
Nous déjeunons devant une table marocaine et je mange selon le rite musulman, en me servant uniquement de la main droite.
Pas par souci d'harmonie avec le décor, non, mais parce que ma main gauche est fermement enserrée en haut des cuisses de ma voisine...
Dans
un quelconque club libertin, son comportement serait déjà jugé un peu... animal, mais dans ce restaurant proche des Champs-Elysées il ne manque pas de
faire sensation. Pour
ne rien arranger, les quatre cotés de cette grande table collective sont occupés
par des gens qui ne se connaissent pas et l’attitude des uns et des autres varie entre la stupeur gênée et le matage hypocrite.... Ce qui est
certain, c’est que l’évidente voracité de ma jeune camarade pour
d’autres pièces carnées que celles présentées dans l’assiette n’est
un mystère pour personne.
A l'arrivée du plat de résistance, je lui suggère
qu’elle pourrait faire autre chose de sa bouche que de me gober le
lobe de l’oreille ou d’y fourrer une langue inquisitrice. Elle s’en
fout royalement. Elle ondule de plus belle contre moi et sa robe -déjà
courte- remonte petit à petit sur le haut de ses cuisses. Elle a envie de moi, envie que je la baise et elle le montre.
Une fois la table débarrassée c’est elle
qui se saisit de nouveau de ma bouche en
resserrant ses cuisses sur ma main captive. Je sens les contractions de ses muscles en rythme autour de mes doigts, le rythme de sa respiration et décide de régler l’addition avant qu’elle ne se fasse jouir toute seule sur ma main ! Je
cherche du regard le serveur qui a dû aller se masturber dans un coin…
Mes yeux balayent autour, passent sur la table d’en face pour se poser
sur... Charlotte.
Charlotte !!
La
même qu'il y a quinze ans, dont je vous parlais récemment. La même blondeur scandinave, les mêmes yeux bleus, le même pull en
cachemire joliment rempli au niveau de la poitrine, la même bouche à… Je suis en état de
stupeur. Charlotte… en train de déjeuner avec un type insignifiant (Collègue ? Mari ?) Charlotte… Oh que j’ai
prononcé ce prénom souvent, combien de fois il m’a bercé en
m’endormant dans des tourments amoureux et masturbatoires. Charlotte…
Un grondement félin à ma gauche me rappelle opportunément que je ne suis pas seul. Que
faire ? Aller trouver Charlotte et lui tendre une main encore luisante
des émois intimes de ma camarade de jeux ?… Lui faire la bise d’une
lèvre presque éclatée des dents d’une autre femme ? Inimaginable ! Une
situation Cornélienne, une malédiction !!
Alors ?…
Alors rien.
J’ai ravalé mon envie et mon dépit, j’ai réglé l'addition et Aminah et moi sommes
sortis du restaurant, en passant loin de la table où Charlotte se tenait.
Une demie-heure après,
Haminah faisait -et rudement- dans sa chair les frais de ma frustration.
Evidemment, elle a adoré ça.
20 août 2008
Charlotte So Manytimes - I
On n’est pas sérieux quand on a dix-huit ans... On est sacrément con quand on en a vingt !
Charlotte arrivait d’Abu Dhabi où son père était cadre expatrié. Elle avait un teint cuivré, des yeux bleus, une blondeur Scandinave et ce petit air British qui, en de rares cas, peut s’avérer sexy. Elle était à elle toute seule une invitation au voyage, mes Nouvelles Frontières à moi.
Et puis elle avait une bouche à pipe.
A cette époque j'étais encore vierge. Oui, à vingt ans. J'étais vierge car -regardons la réalité en face-, Histoire d’O piqué dans l’armoire de mes parents et une main gauche n'étaient pas des partenaires homologués pour prétendre au dépucelage... Alors dans ces conditions, entreprendre de séduire Charlotte, c'était un peu comme jouer au croquet sans en connaître les règles.
Faute
d’antériorité en la matière je fus donc réduit à appliquer les recettes,
celles que j’avais toujours trouvé très connes, celles que tous les mecs un peu dégourdis
mettaient en œuvre et qui me navraient par leur simplisme mais qui marchaient... Non sans
en être vaguement dégoûté.
Le
temps de l'année scolaire passait, rythmé par mes atermoiements d’aspirant
Casanova et l’exaspération de mes voisins de banc, ulcérés de
m’entendre soupirer après la demoiselle et qui me firent un jour passer
une feuille portant cette amicale exhortation : « SAUTE-LA ET
FOUS-NOUS LA PAIX ! ».
Vinrent les concours blancs et la fameuse
Soirée de Noël qui marquait la fin du trimestre.
Je
me rappelle exactement de cet instant de la soirée où elle entra dans cette salle de la Maison des Polytechniciens, auréolée d’un spot de lumière blanche et arborant
un sourire de pub Ultra Brite. Je me souviens exactement de sa rose écarlate dans les cheveux, de sa
souplesse de liane ondulante quand elle marchait. De son parfum par-dessus les odeurs de Malibu-Orange.
Elle était sublime.
Elle entra, vint directement vers moi et se mit à danser face à moi, sa jupe noire d'inspiration flamenco tourbillonnant autour de ses chevilles.
Devant une telle invite, je n’hésitai pas une seconde : je filai au bar.
Plus tard, nettement plus tard dans la soirée, je compris ce que j'avais fait. Devant tout le monde. Les Anglais disent "To add insult to injury".
Bien sur j’essayai de rattraper le coup pendant les jours, les semaines et les mois
qui suivirent… A force d’essayer, j’étais devenu le fier possesseur d’une telle
collection de râteaux qu’elle aurait pu figurer dans le catalogue Jardiland.
Ce qui était, en l'occurrence,
rigoureusement vrai.
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16 août 2008
The Him
Il est derrière moi.
Au moment où je tape sur cet ordinateur, il est derrière moi.
Il est derrière moi depuis un certain temps, mais jamais il n’est parvenu à faire oublier qu’il est là.
Si
je m’étirais un peu en arrière, je pourrais presque toucher la boucle métallique qui serre sa taille. Mais je ne le fais pas. Je n’ai pas
envie de le toucher.
Pour tout le monde, il est comme les autres, mais moi, je sais ce qu’il a en lui, bien caché. Moi seul connais la vérité.
Par moments j’arrive à oublier qu’il existe. Et puis je regarde derrière moi, par-dessus mon épaule et je le vois.
Parfois je me lève et je dois passer devant lui. J’évite de le
regarder. Et je regarderai droit devant moi quand je reviendrai
m’asseoir.
En lui il y a les mots d’un amour enfui.
Il y a tout ce qu'il n'y a plus.
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12 août 2008
Rock 'n Roll never dies
Je marche dans les
couloirs du siège, à Osaka.
Je sens sous mes pieds l’épaisseur de la
moquette qui me repousse doucement, j’ai des ailes sous les pieds.
Autour de moi il y a ces gens que je ne connais pas tous. Bien sur il y a
Andrew, le grand patron. Il sourit, putain s’il sourit encore plus il
va se fendre la figure en deux, il me tape dans le dos, il tire sur son
cigare, il y a ces chefs de produits fébriles qui donnent des appels
bidons sur leur portable en parlant des langues étrangères, je suis sur
qu’ils font semblant, bande de nazes...
On marche vite, l’attachée de
presse nous presse, le couloir est long, au bout il y a la grande
conference room, je sais à peine ce que je vais leur dire, même pas eu
deux minutes pour y penser, je vais tout de même pas entrer avec un
sourire à la Tom Cruise et gueuler que je les ai tous niqués, ça ferait
mauvais genre mais putain ce que j’ai envie de le faire, ça arrive d’un
coup d’en bas, des couilles des tripes et ça monte, oh putain ils l’ont
tous dans le cul tous ces branleurs qui croyaient que c’était arrivé,
tous ces mecs que la presse pro avait portés en triomphe et qui sont
retombés sur terre en s’éclatant la gueule.
On avance, j’ai
l’impression qu’on marche au ralenti, je repense aux gars avec qui
j’avais monté le premier truc, on y croyait tous, on disait qu'allait péter tous
les compteurs et en fait on n’a jamais atteint les objectifs... Ca a duré
trois, quatre ans et puis il a fallu arrêter, et puis le siège m’a
convoqué pour cet autre projet avec des gros potentiels comme ils
disaient, ça pouvait autant me mettre en orbite que me griller à tout
jamais. Putain je me souviens au premier meeting on se regardait tout
en chiens de faïence, les mecs de la holding se sont dit ça va jamais
marcher et puis on a tous compris le paquet qu’il y avait à se faire,
on a fermé nos gueules et on s’est tous mis à bosser, les premiers
résultats étaient moyens, le marché était attentiste, et puis au
deuxième exercice ça a commencé à pousser fort et en cinq ans on était
les chouchous de la holding, à nous tous seuls on faisait 12 % des
bénéfices nets, ils n’y croyait pas eux-même.
Et puis Sven est parti
monter sa propre affaire, quel con d’idéaliste, et il a commencé à
dégoiser sur les autres, à sortir les trucs pas propres, les séances
d’enregistrement dans des studios différents, et puis Nigel s’y est mis
aussi et on a splitté, pourtant on n’avait jamais fait autant de parts
de marché sur les 20-40 ans depuis Led Zepp, merde quel gâchis, j’avais
à peine trente ans je me suis dit c’est foutu.
Finalement il y a trois
mois ils sont venus me chercher, ils m’ont dit qu’ils étaient sur un
gros coup, que la marque était à vendre pour que Michaël paye ses
avocats, qu’ils voulaient faire un gros turnaround avec l’accord des
ayants-droit et que j’avais montré que je savais driver une équipe, que
mon track-record était clean et qu’ils ne pouvaient pas laisser Virgin
truster le marché avec les Stones II. Ils m’ont montré le deal j’ai
signé tout de suite, même pas demandé avec qui, j’avais un golden
parachute massif, il fallait juste tomber deux-trois démos dans la
semaine, tout était déjà écrit par les nègres de la firme…
Allez, putain on se reprend, on se concentre, j'ai même pas pris de dope, c'est suspect, dans deux minutes ils vont présenter l’opération
à la presse mondiale, c’est le plus beau coup sur le marché depuis la
LBO sur les Sex Pistols Max, dans une minute ils vont annoncer que je
suis le nouveau Mc Cartney, dans trente seconde je vais entrer avec les
autres et le chairman va dire dans le micro que les Beatles V.02 sont
là, qu’on a la plus forte notoriété spontanée depuis Jésus-Christ et
qu’on va partir dans cette tournée mondiale de sept ans, plus fort que les Stones avec leur Bigger Bang de lopettes, plus fort que le Neverending tour de Dylan, putain ne pas
penser au retour sur investissement, ne pas penser à la pression sur le chiffre, ne pas penser au téléchargement,
putain ça y en on entre on monte sur le podium surtout ne pas oublier de taper sur les épaules des autres gars du groupe faite comme si on était potes ça y est les flash crépitent YEEAAAH ROCK AND ROOOOLL !!!!
08 août 2008
On est toujours trahis par les chiens
J'aime bien revoir mes anciens stagiaires.
Ceux à qui j'ai transmis quelque chose, un peu d'humanité, d'éthique dans le boulot, celles que j'ai s...
Ahem.
J'aime bien revoir mes anciens stagiaires, comme celui-ci avec qui je prends un café et que je n'ai pas revu depuis dix ans. il est maintenant en charge de la stratégie internationale d’une multinationale de télécommunication Teutonne.
Lui :
« Tu sais, j'ai eu une super idée au boulot : fermer les services de hotline en Allemagne et les
délocaliser dans des pays à faible coût de main-d’œuvre. »
Moi :
« Oui, évidemment, mais tu sais bien qu’il y a le problème de la langue. Les Allemands ne
veulent pas être renseignés par des gens qui ont un accent
bizarre –j’entends par là autre que l'accent bavarois- et en plus, trouver des
germanophones en Afrique du Nord ou en Inde, tu vas avoir du mal. Et je te parle même pas de la Chine ! »
Lui :
« Oui, j’y ai réfléchi et j’ai trouvé : On va les ouvrir à Bratislava.
Il y a plein de chômeurs à Vienne, qui est à quatre-vingt bornes. On va
ouvrir un immense call-center soumis aux lois sociales slovaques -autant dire à pas de loi du tout- et en plus on va le faire subventionner par le gouvernement Slovaque et l’Union Européenne au motif de la création d'emplois. On va faire venir les Autrichiens en bus, ils seront payés des clopinettes parce que le salaire moyen en Slonénie est plus bas qu'en Chine, mais ils trouveront toujours ça mieux
que d'être au chômage en fin de droits. »
Moi : « Les Slovaques vont subventionner l’emploi de travailleurs Autrichiens ??... »
Lui : « Ben
oui, tu parles qu’on va juste parler des emplois qu’on va créer
mais pas de la nationalité des gens qu'on va y mettre. Et ensuite ils ne pourront plus s’y
opposer : libre circulation des salariés dans l’EU ! »
Moi (ironique) : « Ouais, mais alors pourquoi les faire venir en bus, dans ce cas-là ? Ils n’ont qu’à se débrouiller pour venir eux-mêmes en auto-stop s’ils veulent vraiment bosser... »
Lui :
(totalement étanche) : « Oui, c'est sur que ça coûte un peu
plus cher, surtout avec la hausse du coût du pétrole, mais au moins on sera certains qu’ils seront à l’heure. Tu sais,
avec les chômeurs... De toutes façon au final on sera gagnants, j’ai
tout calculé. »
Moi : « Je te laisse, je vais aux chiottes, j’ai un peu la nausée. Je dois avoir un truc qui passe pas.»
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04 août 2008
Où l'on voit que je ne manque pas d'air
Il y a des êtres gâtés par les dieux. Pourri-gâtés, même.
Des
êtres humains outrageusement privilégiés, issus de lignages irréprochables, de siècles de
mariages entre des femmes superbes et des hommes brillants... (ou le contraire).
Je
fais partie de ces créatures nées coiffées, comme on disait au vingtième siècle, et je le confesse bien
volontiers car après tout je n’y suis pour rien : je suis né comme
cela.
Parmi ces multiples bénédictions, d’autant plus injustes qu’elle ne te concerneront jamais et que tu te contenteras de regarder passer au loin les êtres d’élite dont je suis en finissant ton 2eme Perrier-Rondelle au Bar-tabac des Bosquets, parmi donc ces multiples bénédictions disais-je avant que tu ne m’interrompes, il y en a une que je chéris plus que toutes les autres :
Je ne rote pas.
Oui, je sais. Tu
vas te dire que c’est trop injuste. Oui, tu vas pleurer, implorer le
ciel que la terre s’entrouvre et t’engloutisse dans ses entrailles
brûlantes, mais il faut bien t’y résoudre : je ne rote pas.
Pas la moindre éructation.
Jamais.
Tu imagines donc que je
fais l’objet de la part de la gent féminine d’une convoitise
d’autant plus vive que ce sexe est bavard, et que cette particularité
a eue tôt fait de faire le tour des lycées, des douches
collectives et des résidences universitaires. Les femmes m’aiment car je ne rote pas, c'est injuste mais c'est ainsi.
Ce
don, doublé d'une éloquence acquise chez les Jésuites, m’a permis de
maîtriser l’art délicat de la conversation amoureuse, comme j’avais une
nouvelle fois l’occasion de le démontrer avec la délicieuse Tatiana, son mètre soixante-dix-sept, son quatre-vingt-dix C.
Dans
ce café branché du Marais, autour d'un Coca Light pour elle, Zéro pour moi, je lui racontais comment j'avais sauté en parachute
au-dessus des Alpes Suisses, la vitesse, la griserie et comment
j'excellais à me poser avec élégance sur leEEUuuRRrrRRRPP**…
Il y eut un long silence...
Je ne revis jamais Tatiana, son mètre soixante-dix-sept, son quatre-vingt-dix C.
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01 août 2008
Dans l'Orient compliqué avec des idées simples...
Mlle Zeng est très Asiatique.
Quand elle m'a fait jouir et que je ne suis plus qu'une masse de chair inerte enfoncée dans les draps, elle se penche vers moi et embrasse les grains de beauté de mon dos. L'un après l'autre, d'un baiser précis, chaud et délicat. La sensation de ses lèvres brûlantes et humides sur mon dos refroidi me permet d'abandonner la ferveur du sexe sans trop de regrets.
Mademoiselle
Zeng a la peau Shalimar sous une blouse de soie bleue, plus douce que le plus délicat de ses kimonos brodés. Elle a la taille si fine que je l’entoure de mes deux
mains jointes.
Mademoiselle
Zeng m'appelle de l'autre bout du monde depuis des téléphones tri-bandes, bondit d'un avion à un
autre, voyage dans des pays en guerre escortée par des
convois de véhicules blindés.
Ce soir-là, Mlle Zeng était revenue depuis trois heures d'un pays où l'agent gouvernemental chargé de sa sécurité avait été abattu à coté d'elle.
A ce moment précis Mademoiselle Zeng était
assise, cuisses largement écartées, sur mon sexe. Ce soir-là, dans un souffle, elle a juste dit « Chéri »…. Elle n'a jamais eu l'air aussi heureuse. -
J'ai pris son visage dans mes mains et j’ai écrasé mon pouce
sur ses lèvres. J’ai donné un coup de reins pour qu'elle sente le poteau de chair buter au fond d'elle.
J'ai placé mes
mains autour de sa nuque en serrant son cou et elle a gémi, de
plus en plus au fur à mesure qu'elle allait et venait sur moi. Sa tête a basculé en arrière.
Elle a pressé sa joue contre mes avant-bras qui prenaient son visage en étau, embrassant et mordant à la fois mon bras qui la tenait.
Puis elle a crié profond et aigu au moment où je projetai mon sperme en
elle, ce sperme qui allait perler blanc dans les poils brillants de sa
toison parfaitement épilée.
J’ai
relâché doucement ma pression que j’ai effacé par des caresses légères
sur son visage, son cou, sur ce corps qui m’a toujours l’air plus nu que les autres à
cause de la perfection de sa peau et de la netteté irréprochable de son mont de Vénus.