Mes mots random...

Graphomanie, polygamie et tutti quanti...

25 avril 2008

From hell

Ca commence par un genre de bruit.


En fait, c’est plus une sensation qui ferait comme un bruit. Un crissement. Un peu comme un rideau métallique qui s’ouvrirait dans un entrepôt, à part que ça se passe derrière mes yeux. C’est le bruit de paupières sèches coulissant sur deux globes oculaires, les miens en l'occurrence. Du sable entre deux couches mobiles d’organique. A ce moment, je commence à avoir suffisamment de conscience pour percevoir une douleur dans l’épaule, dans le haut du biceps. Le bras est bizarrement placé, un peu comme tordu. Je bouge légèrement et une autre douleur apparaît dans le milieu du dos. Il faut bouger, il faut absolument bouger. Un effort, un basculement, et la pression s’évapore. Pour faire place à une série de petits craquements très rapprochés dans les cervicales. Mouvement réflexe de pousser la tête en arrière. Grande respiration, bras qui se tendent vers le mur, clac dans l’autre épaule, série de petits picots le long de l’échine qui se décrochent les uns après les autres. Le dos qui s’arque un peu, douleur grignotante mais presque agréable. Rotation lente du cou avec une odeur de poussière sèche dans le nez. Les oreilles qui palpitent douloureusement. Tympans voilés, petit bruit de feutrine quand j’avale. Silence. Elle veut me parler, chhhhhut… pas parler. Lentement, sentir que tout se remet en place. Cambrer un peu les reins pour bien répartir le poids du corps sur le dos. Respirer. Profondément. Laisser les souvenirs de la veille remonter à la surface comme un sucre s’imprègne d’eau de vie. Hier soir les discussions rigolardes autour du bar, le pogo sur Love Like Blood de Killing Joke, la tour Eiffel la nuit et puis se souvenir qu’hier soir j'avais bu un verre de vin et une bière.


Se dire qu’une gueule de bois pour ça et quelques heures de sommeil en moins, c’est un peu cher payé.


Conclure en refermant les yeux que ça fait vraiment chier que le corps vieillisse plus vite que l’esprit...


Posté par memorandhomme à 11:00 - Dans ma peau - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Oui m'enfin tout de même vous admettrez que bon... z'êtes un aventurier vous un vrai un dur un tatoué!!

Posté par quisas-quisas, 25 avril 2008 à 13:47

Hmm... on vous aurait glissé quelque chose dans le verre de vin ? J'ai du mal à vous imaginer dans cet état après un peu de vin et une bière... ;)

Posté par H2.0, 25 avril 2008 à 14:06

Mouhahahaha.
(oui mais moi j'ai droit à l'autre con de 20 ans là, alors c'est de bonne guerre hein)(hein?)

Posté par Katja, 25 avril 2008 à 14:33

Même résultat, avec 20 ans (?) de moins. Nous n'avons pourtant pas passé notre soirée ensemble hier soir que je sache ?

Posté par Emeline, 25 avril 2008 à 18:27

Mélange bière et vin: fatal! ;)

Posté par Charl', 27 avril 2008 à 16:52

@ quisas-quisas : Ouais. C'est pas pour me vanter, mais l'autre là, qui revient avec son fouet, son chapeau en cuir et sa barbe de cinq jours, il peut toujours s'accrocher.

Posté par Memorandhomme, 27 avril 2008 à 17:44

@ H2.0 : Etre drogué au GHB ? Mon fantasme...

Posté par Memorandhomme, 27 avril 2008 à 17:45

@ Katja : Plaignez-vous, tiens... Un con de 20 ans, personnellement, je trouve ça plein de qualités.

Posté par Memorandhomme, 27 avril 2008 à 17:46

@ Emeline : D'abord, si nous avions passé la soirée ensemble, vous vous en seriez souvenu (ahem). Ensuite, soit je suis moins vieux que ce que vous croyez, soit vous êtes plus jeune que ce que je pensais !

Posté par Memorandhomme, 27 avril 2008 à 17:47

@ Charl' : I know, I know. Never mix grape and grain, they say...

Posté par Memorandhomme, 27 avril 2008 à 17:48

Il est fort possible que je sois plus jeune que vous ne le pensiez. Je vous rassure, je suis tout de même majeure...
L'alcool ne fait-il pas oublier (le temps) ? Ou êtes -vous à ce point inoubliable ?

Posté par Emeline, 28 avril 2008 à 11:20

@ emeline : Bon, alors ça va. Je ne voudrais pas qu'on vienne m'accuser de pervertir une âme encore pure et innocente (parce qu'on est forcément pur et innocent jusqu'à l'âge de conduire une voiture). Déjà que... Enfin bref. L'alcool, vous dites ? Je ne pense pas qu'on en arrive à oublier ce qu'on a fait pendant la veille, quand même, si ? Ou alors c'est que je ne bois pas assez.

Posté par Memorandhomme, 28 avril 2008 à 15:28

Pure et innocente ? Je crois que cela fait déjà longtemps (ouh la vieille peau que je suis !) que l'on n'a pas employé ces termes pour me qualifier...
Je ne bois pas assez non plus pour oublier ce que je fait. Ou est-ce parce que ce que je fait est inoubliable ?
Sur ce, je m'en vais boire une p'tite chopine ! Vous venez ?

Posté par Emeline, 28 avril 2008 à 20:44

@ Emeline : Si vous étiez une jeune fille pure et innocente, vous auriez déjà fuit loin de ce blog en criant "Satan, satan !" et en vous signant. Et si vous l'aviez été avant, vous ne le seriez pas resté ensuite. Je ne me vante pas, je ne fais que répercuter ce qu'une mienne lectrice (et néanmoins amie) m'a expliqué un jour sur son rapport au monde depuis qu'elle me lit. Et pour la p'tite chopine... si j'en crois votre adresse mail, soit vous avez 13 ans, soit vous habitez Marseille. Dans les deux cas, c'est pas gagné.

Posté par Memorandhomme, 29 avril 2008 à 10:04

Les cigales sont pourtant très sympathiques, bien que parfois un peu trop bruyantes.
Pour reprendre les propos d'un ami, si tu ne viens pas à Marseille, Marseille viendra à toi.

Posté par Emeline, 29 avril 2008 à 13:09

@ Emeline : Ca tombe bien, j'ai deux places pour le prochain match du PSG. Je vous invite ?

Posté par Memorandhomme, 29 avril 2008 à 15:31

J'avoue que je ne sais comment prendre votre réponse : boutade (OM/PSG ? vous, fan de foot ?) ou proposition sérieuse ?
Toujours est-il qu'en théorie, je suis partante, merci. En pratique, j'ignore quand est ce match et je ne serai à Paris que dans 3 semaines environ. A bonne entendeur... :)

Posté par Emeline, 29 avril 2008 à 17:18

@ Emeline : Les deux. Vous me proposez d'aller boire une chopine, je ne dis pas non. Je vous propose d'aller voir jouer le PSG, c'est n'importe quoi. En effet je n'aime pas le foot, et puis proposer d'aller voir le PSG à une Marseillaise, vous trouvez ça crédible, vous ? (d'ailleurs proposer d'aller voir jouer le PSG à n'importe qui c'est pas crédible de toutes façons).

Posté par Memorandhomme, 30 avril 2008 à 13:30

Qui vous dis que je suis (une vraie) Marseillaise ?
Et comme vous dites, le foot... Il y a tant d'autres activités bien plus intéressantes.
Je vous apporte une Cagole la prochaine fois que je viens à Paname ?
(sur ce, je vais me coucher, ça me fera du bien, je raconte trop de bêtises)

Posté par Emeline, 30 avril 2008 à 16:02

@ Emeline : Oh oui, rapportez-moi une Cagole, chic chic chic !!

Posté par Memorandhomme, 30 avril 2008 à 17:46

Heu... je ne suis pas certaine que nous parlions bien de la même chose... :)
(Google est mon ami)

Posté par Emeline, 30 avril 2008 à 21:17

@ Emeline : Puisque Google est mon ami aussi, je ne résiste pas à vous copier / coller cet article trouvé sur le site de Libération et qui est une petite merveille :

"A l'origine, nous enseigne un spécialiste, c'est une fille de petite vertu, dont le nom vient du provençal cagoulo , «blouse, long tablier», porté par les ouvrières du début du siècle en usine d'empaquetage. Et vu leur salaire, il n'était pas rare que ces personnes monnaient leurs charmes en fin de journée. Ça, c'est pour l'étymologie et la grand-mère de la cagole.

L'actuelle, la compagne du «cacou», (ou «cake»), est essentiellement concentrée sur la mode, les fringues, le maquillage, la coueffure. Du moment que c'est fluo, années 80, chaussettes par-dessus le jogging ultra moulant. Ou jupe ras-la-moule par-dessus des collants bigarrés sans pieds, lesquels sont nichés dans d'improbables souliers sur pilotis et voyants. Autrement dit, «un goût sans faille pour les couleurs fluorescentes se fondant instantanément dans les décors d'Eurodisney, qui restera l'unique sortie culturelle de sa vie».

La vraie cagole, nous confient les spécialistes, est toujours blonde décolorée, parfois bicolore avec des mécheu. Professionnellement, pour résumer, c'est assez simple, on parle de «styliste au rayon string de Carrefour ou encore de limeuse d'ongles» . «Ayiiiiiiiiiiii», piaille-t-elle rue Saint-Fé (Saint- Férréol), ou rue de Rome ou vers le centre Bourse, d'une voix très forte, d'un accent très marqué qui signe sa classe, avec un langage qui n'appartient qu'à elle ­ mélange de lou provencou, lou marseillou , et un peu de cité-banlieue. Parfois, nous explique un linguiste, c'est intraduisible, comme le mystérieux «salette». On entend aussi souvent «c'est le ouaille», c'est le bordel, donc, en cagole, et le fameusissime «c'est le vier» (d'ours, d'âne) qui signifie sobrement «bite» .

Gentille greluche un peu simplette, menaçante femelle aux attributs un brin ubersoulignés, ou parangon du féminisme, si on garde cette idée quelle a fait sienne : «Trop n'est pas assez !» Trop blonde, trop décolletée, trop serrée du corsaire, elle est trop, quoi. Serge Scotto, l'écrivain marseillais, a tranché : «Ce sont des déesses de la rue, elles ont une arrogance, elles n'ont pas peur des mecs.» Allez, une petite dernière sur ces pauvres cagoles, assimilées semble-t-il, à des sous-sous-blondes : «On note un grand nombre de décès par électrocution chez les cagoles, retrouvées la langue collée aux prises de courant. Il semblerait que la cagole ait compris qu'elle pouvait y prendre du jus.»

Cindy Peyret

Posté par Memorandhomme, 01 mai 2008 à 00:07

Pas mal, en effet :D (cela s'appelle se faire avoir ? )
Je pensais plutôt vous amener ceci : http://www.lacagole.com/ Mais si vous préférez les "gentilles greluches un peu simplettes" décolorées, à votre guise, mais ne comptez pas sur moi !

Posté par Emeline, 02 mai 2008 à 10:07

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