Ce jour-là, Aminah m'avait avoué qu'elle avait rencontré un homme séduisant sur le net. Il s'appelait Carl. Il était cadre, beau, yeux gris, sportif. Un peu idiot, avait-elle ajouté. Elle me l'avait caché comme si elle ne connaissait pas les règles qui nous liaient.

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Elle lui avait écrit, puis téléphoné, elle avait fini par le rencontrer dans un café. Il avait trente-sept ans, il était marié, bientôt papa, la tête pleine de fantasmes. Normal.

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Aminah avait joué son rôle favori de Grande Tentatrice et lui avait mis les sens à l'envers. Depuis trois mois elle le tenait en ébullition et aujourd'hui elle se décidait à m'en parler. Elle me dit timidement que Carl lui plaisait, qu'elle aimait jouer avec lui et que maintenant la curiosité la taraudait. Elle me demanda ce que j'en pensais. Je lui dis qu'elle devait aller au bout de sa curiosité... et de celle de Carl.

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Au moment où elle me racontait cela nous étions nus sur le lit. Je lui dis qu'elle devait appeler Carl maintenant. Elle sourit jusqu'aux oreilles et composa son numéro.

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Il était à son bureau. Elle se présenta à lui, je sentis presque la tension qui s'empara de son interlocuteur. Tout en lui parlant à mots feutrés, Aminah s'allongea sur le dos en écartant les jambes et j'entrepris de lécher son sexe. Elle restait concentrée à faire monter le désir de l'homme à l'autre bout du fil.

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Tandis qu’elle lui décrivait son désir envers lui, j'appuyais un peu plus ma langue. Je me mis à aspirer tout doucement son clitoris entre mes lèvres, comme j’aurais tété un sein. Elle s'interrompit au milieu d'une phrase pour laisser échapper un soupir. Je perçus la voix interrogative de Carl. Alors elle lui dit qu'elle était avec moi et que j'avais ma tête entre ses cuisses.

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J'entendis Carl prendre une posture vocale, du genre ha-ha-j-en-ai-vu-d'autres, et je souris.

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Aminah avait maintenant une voix plus rauque tandis que j'appuyais mes caresses. J'avais écarté ses lèvres et maintenant j'alternais les succions avec une pénétration superficielle de la langue. Elle mouillait déjà d'abondance, la situation l'excitait. Elle lui disait "tu sais ce qu'il est en train de me faire ?" et elle lui disait. Elle gémissait maintenant de temps en temps et je me demandais comment Carl gérait la situation, assis derrière son bureau... Elle lui demandait de se caresser au téléphone, il bredouillait qu'il ne pouvait pas, qu'il n'était pas seul. Aminah fit mine d'être agacée par son manque de coopération alors que ma langue allait et venait généreusement entre sa vulve et son anus.

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Je décidai finalement que Carl allait en avoir pour sa journée et retournai Aminah les fesses en l'air. Le portable alla valdinguer à l'autre bout du lit et Aminah dut ramper pour l'atteindre pendant que je me saisissais de ses hanches. Elle dit à Carl qu'elle voulait qu'il jouisse au téléphone et j’appuyai cette exigeance en pénétrant d’un coup en elle et en lui arrachant un cri. Je l’enfilai vigoureusement pendant qu'elle haletait de plus en plus fort à coté du téléphone qui gisait maintenant le ventre en l'air. Le plaisir d'Aminah montait en flèche.

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Je saisis la ceinture en cuir de mon jean et la passai autour de son cou. Je serrai progressivement la ceinture tandis mes cuisses claquaient sur l’arrière des siennes. Plus je serrais la ceinture et plus Aminah jouissait. Ses cris résonnaient dans la chambre, c'était un rugissement, douleur et plaisir, plaisir et douleur. Puis une unique exclamation, longue, puissante, profonde. Elle s'effondra sur le lit.

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Je lui relevai les cheveux sur la nuque. Je lui embrassai le lobe de l'oreille, je desserrai la ceinture. Elle avait une marque rouge au cou, on voyait la trace du passant. Elle se vit dans la glace en face de nous, elle rit comme une petite fille, elle était heureuse.

Elle reprit le téléphone. La ligne sonnait dans le vide...