Aminah n'était pas une bombe, elle était une grenade dégoupillée.

A vingt-deux ans, elle dégageait une énergie sexuelle d'une intensité comme je n'en n'avais jamais rencontré auparavant.

Nos premiers échanges s'étaient fait par téléphone. Je me souviens d'avoir un jour quitté le bureau pour m'installer dans ma voiture et lui murmurer des mots lubriques. De l'autre coté de la ligne, elle m'avait raconté qu'elle se caressait et rapidement je l'avais entendue jouir avec une force qui me fit penser qu'elle en faisait trop, qu'elle avait simulé. Je pensais que personne ne pouvait jouir aussi facilement sur la voix d'un parfait inconnu.

J'avais tort.

J'étais même très en-dessous de la vérité.

Aminah était le fruit improbable d’une mère Irlandaise -dont elle avait les yeux bleus et le teint clair- et d'un père Maghrébin, dont elle avait le tempérament de feu et la relation compliquée au sexe.

Elle abordait les hommes comme un chat vous saute au visage, avec ses seins et son cul en guise de griffes. Elle vampirisait les hommes, les menait par le bout du nez, les dominait. En même temps, elle se punissait d’un quelconque péché originel par la prostitution non monétisée de son cul, par la violence dégradante qu'elle réclamait parfois pour atteindre le sommet de son orgasme.

Aminah était une incroyable petite salope au corps tendre et souple. Une névrose incarnée. Une putain radieuse et magnifique.

Aminah était ma maîtresse depuis plusieurs mois et elle me demandait avec insistance de la prêter à d'autres hommes. J'avais considéré l'idée plusieurs fois, achoppant toujours sur le choix de l'heureux élu qui mériterait de se voir offrir l'accès à son corps.

Elle m'avait confié la responsabilité de son cheminement dans la perversité et c'était un sentiment à la fois paternaliste, fraternel et lubrique qui me faisait vouloir m'assurer qu'elle serait entre de bonnes mains -si tant est que d'autres mains que les miennes puissent être bonnes, bien entendu...

Un jour, je lui demandai de me rejoindre en bas de mon bureau. Je lui laissai peu de temps pour se préparer, lui demandant juste de venir en jupe. Je ne lui précisai même pas de venir sans soutien-gorge ni string, elle n'en mettait jamais quand elle me rejoignait… et peut-être même quand elle ne me rejoignait pas.

Lorsque je reçus un sms m'indiquant qu'elle m'attendait en bas, je descendis et l'embrassai sous le porche. Je glissai ma main sous sa jupe : elle était humide, chaude et offerte, comme à son habitude.

Quand je sonnai à la porte de cet hôtel du 17ème arrondissement, elle crut certainement que je l'emmenais dans l'un de ces rares établissements où les chambres surannées qu'on loue pour quelques heures ont un miroir au plafond...

Pourtant, l'ascenseur s'ouvrit sur une pièce ronde plongée dans une demie-pénombre. La musique était mauvaise, mais discrète et le lieu presque désert car nous étions en semaine et dans l'après-midi. Cela me convenait parfaitement.

J'invitai Aminah à s'assoir à mes cotés sur une des larges banquettes courbes, loin des quelques hommes assis ici et là. Je me laissai embrasser -non, dévorer car Aminah redonnait à un verbe désuet tout son sens : elle n'embrassait pas, elle baisait.

Très vite elle chercha à entortiller son corps autour du mien. Très vite, elle se plaça à califourchon sur moi. Très vite, je soulevai sa jupe pour que les autres hommes présents puisse voir son cul d'Africaine, selon sa propre expression.

Elle hésita et me glissa finalement à l'oreille qu'elle était intimidée. Je la regardai une seconde, interloqué. Je n’avais jamais pensé que cette fille puisse être intimidée par quoi que ce soit... Assez satisfait, je lui souris et rabaissa sa jupe. Nous continuâmes de nous embrasser, nos corps étroitement collés comme pour s'isoler du monde.

Les quelques hommes présents autour étaient resté à distance respectueuse, profitant du spectacle. Je songeai avec amusement qu'Aminah était plus sage dans ce lieu que dans le moindre restaurant où nous étions allés…

Je la pris par la main et l'entraînai vers ce que je devinais être une autre salle. Là, des lits inertes attendaient des corps impatients.

Je ne sais plus comment je la déshabillai, mais il ne fallut pas longtemps avant qu’Aminah ne soit vêtue d’autre chose que ses bas, et moi d’autre chose que de mon érection.

Je me glissai entre les cuisses ouvertes d’Aminah et léchai son sexe épilé. Le plaisir manifeste qu’elle y prit, ses gémissements et l’angle d’ouverture de plus en plus grand qu’elle donnait à ses cuisses attira rapidement cinq ou six hommes.

Il se passa peu de minutes avant qu’Aminah ne jouisse, grandement émoustillée par les regards concupiscents autour d’elle.

Un club échangiste est peut-être le dernier endroit dans notre civilisation occidentale où l’on fait preuve de courtoisie... Après avoir essuyé ma bouche luisante du liquide d’Aminah, je fis signe aux hommes présents de s’avancer… l’un après l’autre, ils prirent possession de la bouche ouverte d’Aminah, des paumes d’Aminah, de la chatte d’Aminah…

Aminah avait retrouvé cette attitude bravache qu’elle avait avec les hommes. A l’aise comme un poisson pilote dans l’eau trouble, elle les menait par le bout de la queue, son cul rond, ses seins galbés et sa peau douce comme le plus irrésistible des appeaux. Elle donnait des ordres, elle intimait, elle plaisantait et les taquinait, elle jouait avec eux. Je veillais pour ma part à ce que chacun enfile un préservatif.

Aminah jouait des queues comme un chef d’orchestre dirige ses musiciens. Et comme lui, elle revenait sans cesse vers son soliste, vers moi, pour reprendre ma bite en bouche puis m’embrasser longuement, pour me demander ce que je désirais, quelle bite je voulais qu’elle prenne et dans quel orifice je voulais qu’elle la fourre…

Ce petit jeu dura un moment. Je vis Aminah dans des postures d’actrice de films porno, suçant une queue, en branlant deux autres et en accueillant une quatrième entre ses cuisses. Je la vis à quatre pattes, suçant à tour de rôle trois hommes pendant qu’un autre la prenait en levrette. Je la vis interdire l’accès de son cul à un autre, en disant « Là c’est seulement pour mon homme ».

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je finis par perdre graduellement intérêt pour ce qui se passait, de la même façon que je finissais toujours par appuyer sur « avance rapide » en visionnant un film X…

Je profitai d’un moment ou Aminah était absorbée pour quatre ou cinq hommes (ou qu’elle les absorbait, pour être exact) pour visiter les autres pièces du club. Je croisai d’autres hommes à poil pour finalement arriver dans une pièce plus grande où là, on partouzait. Je me souviens d’une femme noire épaisse aux cheveux teints en blonds et tressés, dont j’eus immédiatement la certitude qu’elle avait été payée pour être là. Elle se faisait baiser avec lourdeur, dans cette passivité absente qu’ont les putes professionnelles. Plus loin, une jeune femme blonde un peu ronde se faisait besogner à tour de rôle.

Je regardai longuement la façon dont elle accueillait les hommes, dans une sorte de frénésie du nombre qui me fit penser qu’elle prendrait peut-être son vrai plaisir plus tard, dans sa chambre, toute seule en se branlant et en pensant à tous les hommes qui avaient empli son con…

J’allais m’approcher d’elle quand j’entendis une voix crier dans le couloir « Où est mon homme ??!! ».

Je vis Aminah débouler nue dans la pièce. Je l’imaginai s’être rendue compte de ma disparition et avoir planté là les types qui la besognaient pour filer à ma recherche, et je ne pus m’empêcher de rire.

Notre petit numéro et sa colère possessive causèrent une certaine surprise dans la chambre partouzante. Puis Aminah me prit la queue dans sa bouche comme une femme jalouse m’aurait giflé et elle entreprit de me sucer. Je regardai la blonde continuer de se faire enfiler, cuisses grotesquement relevées et je giclai brusquement mon sperme dans la bouche d’Aminah qui, voyant que je jouissais en regardant une autre femme, se leva et alla cracher mon foutre avec mépris dans un lavabo.

Elle était furieuse. « Tu ne m’as même pas fait jouir », siffla-t-elle.

Je le pris dans mes bras et, au milieu des autres corps comme des lapins mécaniques, je la serrai contre moi.

Dans ce lieu impur, nous étions décidément bien singuliers...

Aminah m’avait prévenu qu’elle devait rentrer chez elle à une heure précise pour retrouver son mec. Nous retournâmes vers la première chambre où nous avions abandonné nos vêtements.

En y arrivant, nous vîmes qu’un autre couple avait pris la vedette. Lui avait la cinquantaine, il ressemblait à Herbert Von Karajan. Elle avait vingt ans, pas plus, et était absolument magnifique. Il venait de lui donner l’instruction de se déshabiller et, debout au milieu de la pièce, elle se dénudait avec une grâce insensée sous les regards des hommes rassemblés et, désormais, de ceux d’Aminah et moi.

L’homme nous vit et nous fit signe d’approcher. Il invita sa complice à se mettre à quatre pattes sur le lit et m’invita à lui caresser les fesses. Sa peau et son sexe étaient d’une douceur presque irréelle. Je demandai à Aminah de se mettre dans la même position pour que Karajan puisse lui aussi tâter de sa chair intime, tout en me disant avec une pointe d’anxiété qu’Aminah serait moins douce et apprêtée…

Cet exercice dura quelques minutes puis Aminah ne tint plus et elle se retourna, toujours à quatre pattes, pour prendre ma queue dans sa bouche et me sucer de nouveau - même si je ne pouvais dorénavant faire mieux qu’une demi-molle... La jeune créature brune dut trouver l’idée amusante et elle fit de même, et tandis que nous composions à nous quatre un ballet synchronisé sans doute des plus charmants, j’entendis la naïade brune murmurer à l’oreille d’Aminah « je m’occuperai de toi tout à l’heure »… Je sentis le sang affluer de nouveau dans mes corps caverneux.

Le corps de la brunette était tout simplement splendide, son visage un modèle de beauté et les hommes autour d’elle bavaient de désir pendant que son cinquantenaire, lui, jouissait de voir ce que sa maîtresse inspirait…

Aminah me regarda. « Je dois vraiment partir… ». La brunette lui jeta un regard de dépit qui devait ressembler au mien… Nous prîmes nos vêtements en exprimant nos regrets au couple et  retournâmes à la vie du dehors, dans l'air et la lumière.

J’accompagnai Aminah vers le RER. Elle avait sous ses vêtements les odeurs d’une dizaine de peaux différentes, dans sa bouche le goût d’autant de queues et le con élargi d’encore plus de pénétrations. Je me demandai si son mec allait continuer à ne se douter de rien.

Le soir même je recevais un sms : « QUE DU BONHEUR, J’AI ADORE CETTE SENSATION D’ETRE UNE PROIE PARMI D’AUTRES, QUE TU ME PRETES, QUE CHACUN Y AILLE DE SON COMMENTAIRE. TU ES MON MAITRE. »

Quelle garce.

Quelle merveilleuse, quelle extraordinaire petite garce…