28 octobre 2007
Les lieux impurs - II
Joseph aimait donner de l’argent aux filles pour qu’elles couchent avec lui. Pour des raisons qui m’échappaient, par impatience peut-être, il préférait payer pour obtenir ce que je n'avais jamais voulu avoir que spontanément. Il s’arrêtait au corps des femmes, j’allais jusqu’à leur âme. Il achetait leur consentement pour quelques heures quand je n'aspirais qu'au don inconditionnel de leur désir...
Joseph passait du temps sur le minitel et ensuite sur internet. Il connaissait parfaitement ces sites où des femmes acceptaient de baiser après les heures de bureaux pour arrondir leurs fins de mois ou, pour certaines d’entre elles, pour d'autres raisons. Joseph avait ainsi rencontré une contrôleuse fiscale travaillant au ministère des finances ou la patronne d’une agence immobilière qui, toutes les deux, aimaient endosser de temps en temps les habits sulfureux de la pute.
Joseph m'invitait régulièrement à dîner chez lui, quand sa femme était en vacances avec ses trois enfants. A chaque fois il était prévu que nous rejoigne une de ces « occasionnelles ». J’avais décliné ses propositions plusieurs fois, jusqu'à ce soir où j'avais fini par accepter, par lassitude autant que par curiosité. En habitué, Joseph m’avait recommandé de boire peu de vin (pour l’haleine) et de me raser les testicules (pour la pipe).
Amandine était arrivée vers 22 heures. Elle était petite, blonde aux cheveux courts, mignonne, et ses seins étaient plus gros que sa silhouette ne l’aurait laissé penser. Elle était vêtue d’une légère robe bleue ciel qui habillait un corps svelte et sportif.
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Elle nous avait fait la bise à tour de rôle et s'était assise dans le canapé en croisant haut des jambes galbées et bronzées. Nous avions parlé de tout et de rien en buvant un verre. Elle souriait, parfaitement à l’aise avec ces deux hommes qui allaient la sauter, à tour de rôle et simultanément.
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Joseph avait alors proposé de lui masser les pieds. Nous avions lentement fait remonter nos caresses autour de ses chevilles, de ses mollets et de ses cuisses. Elle avait fini par soulever ses reins et faire glisser son string. Puis elle avait posé sa main sur la mienne, stoppant mon geste. Elle s'était levée, m'avait fait asseoir à sa place dans le canapé et avait ouvert ma braguette. Elle avait pris mon sexe dans sa bouche et m’avait sucé avec application tandis que Joseph enlevait sa chemise et la caressait. Je lui avais ensuite rendu la pareille, sa chatte parfaitement épilée et si douce sous ma langue et mes lèvres...
Pendant les trois heures qui s’ensuivirent, nous avions passé en revue toutes les combinaisons possibles entre une femme et deux hommes, piochant largement dans la réserve de préservatifs. Joseph et moi avions tous les deux le goût du plaisir féminin et Amandine avait semblé passer un bon moment, ne comptant ni son temps, ni son énergie... La lumière des bougies de l’appartement de Joseph dessinait joliment les courbes de son corps, les mains qui couraient sur ses seins et l’intérieur de ses cuisses, le sexe de Joseph entrant sans effort entre ses fesses tandis qu’elle s’asseyait sur le mien.
Nous avions fini par nous arrêter, corps fatigués. Elle avait allumé une fine cigarette et nous avait donné son vrai prénom. Assise nue sur le canapé blanc, elle nous avait raconté qu’elle avait un petit ami mais qu’elle avait un goût immodéré pour le sexe, qu’elle travaillait comme commerciale dans une société qui vendait des photocopieurs et qu’elle pratiquait ce genre « d’extra » une ou deux fois par semaine, selon le feeling qu’elle avait avec les hommes qui la contactaient.
Nous lui avions donné son argent, en n'oubliant pas un appréciable bonus. Elle nous avait laissé son numéro de téléphone personnel sur un morceau de papier quadrillé, puis nous avait embrassé sur la bouche avec douceur et sensualité avant de s'en aller.
Joseph et moi avions rapidement rangé, remis en place les coussins, mis les draps tachés de notre foutre et de la cyprine d'Amandine à la machine.
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Nous nous sommes dit au revoir sur le perron en nous serrant la main.
22 octobre 2007
Les lieux impurs - I
Ce sont mes plus jeunes amantes qui m'ont attirées dans ces lieux-là.
Ce sont ces corps si doux, si délicats, si tendres qui m'ont demandé d'être leur accompagnateur, leur passeur, leur protecteur dans ce monde de moiteur délétères et d'âmes perdues qui les fascinait tant.
Avec une certaine ironie, je me suis parfois vu confier le bâton du berger alors que j'étais aussi innocent que l'agneau que je guidais, à l'instar de cette jeune fille que j'emmenai à sa première partouze alors que j'étais aussi novice qu'elle dans cet exercice...
Un copain ne pouvait se rendre à une grande soirée de baise collective où il avait ses habitudes et il m'avait demandé d'y chaperonner sa jeune maîtresse. J'avais accepté.
J'avais donné rendez-vous à la dénommée Albane à cette porte de l'ouest parisien près de l'autoroute. Elle était arrivée en métro, était montée dans ma voiture, m'avait fait la bise. Elle était blonde, cheveux longs et raides, peut-être vingt-deux ou vingt-trois ans. Elle avait ce chic décontracté des filles de bonne famille.
Une demie-heure plus tard, sur une aire d'arrêt d'urgence, elle avait sucé ma bite en prenant le soin de placer ses cheveux sur l'oreille, dans un geste d'actrice porno que j'avait trouvé très excitant.
J'avais joui dans sa bouche, je me souviens de mon sperme qui coulait entre ses doigts serrés et qui allait laisser une belle trace claire sur mon jeans noir.
Nous avons repris la route et sommes arrivés sans trop de difficulté dans cette grosse maison de campagne perdue au milieu de nulle part. Lorsque nous sommes entrés, une trentaine de personnes était déjà là.
Il y avait des gens de tous âges, les plus jeunes autour de vingt ans, les plus âgés autour de la quarantaine. Au milieu de la pièce principale trônait une vasque emplie de préservatifs.
La première surprise de la soirée vint de l'atmosphère générale qui, contrairement à ce que j'imaginais, ne suintait pas le stupre, le sexe et d'autres mots allitérés en "s". A vrai dire, l'ambiance me faisait furieusement penser à un cocktail de sous-préfecture, chacun papotant avec un interlocuteur qui avait l'air d'avoir déjà entendu dix fois la même histoire en s'agrippant à son verre à moitié vide. Sauf que les verres étaient ici des gobelets en plastique et que le thème de la soirée, "Les orgies romaines", n'aidait pas à avoir de l'allure, habillés que nous étions de draps de lit attachés avec des épingles de nourrice en guise de toge...
En pleine terra incognita, je passai un temps interminable à échanger des banalités avec les uns et les autres. Ma blonde théoriquement sous tutelle avait nettement moins de difficultés que moi à se trouver de la compagnie...
Finalement, un jeune type bâti comme un dieu Grec -et donc presque raccord avec le thème de la soirée- me fila son joint et, tandis que j'inhalais profondèment ma première raison de sourire depuis mon arrivée, il entreprit de baiser à même le sol sa petite amie - sosie de Jennifer Love Hewitt - avec une énergie qui força l'admiration et donna enfin des idées à certains.
Largement défoncé, j'observai cette quadragénaire blonde et bronzée aux U.V qui s'appuyait contre le mur tandis que les hommes venaient à tour de rôle lui lécher les fesses. Lorsque je tentai d'en faire autant, elle me décocha un regard de physionomiste à l'entrée des Bains et je battis piteusement en retraite. Visiblement, je n'avais pas été présenté...
Je vis ensuite cette fille au visage banal mais avec de gros seins qui se faisait baiser sous le regard bienveillant de sa jolie camarade. Je me souviens de m'être assis à coté de la jolie fille tandis que sa copine se faisait enfiler de toutes les manières possibles à quelques centimètres de nous ("doucement entre les fesses !!..."). Je me souviens lui avoir parlé de Klimt, dont un poster défraîchi ornait le mur, et m'être interrompu poliment quand son amie brâmait sous les coups de reins d'un type ou sous la langue d'une autre délurée.
Je me souviens avoir fini par la prendre doucement par la main, être monté à l'étage avec elle et avoir posé mes lèvres sur les siennes. Je me souviens que nous nous sommes allongés sur un canapé en chenillette marron rapée tandis que la musique, les cris et quelques râles montaient d'en bas. Je me souviens d'avoir posé ma main sur sa cuisse, doucement, et qu'elle l'avait repoussée.
Plus tard, Albane est montée par l'escalier, cherchant son chaperon. Elle était nue à l'exception des spartiates dorées qu'elle portait aux pieds. Nous étions, la fille et moi, à moitié assommés par l'alcool et les joints. Albane s'est assise sur le sol puis, tranquillement, a embrassé les jambes de la fille. Elle a gentiment écarté ses cuisses et son petit slip en dentelle noir pour lécher son con. La fille a gêmi, sa tête a roulé sur son épaule et soudain elle a dit "non" ! Elle s'est relevée, rajustée et est redescendue reprendre sa place de spectatrice à coté de sa copine toujours en pleine activité.
Albane et moi nous sommes regardés. Elle a glissé son corps nu entre mes mains, a écarté le pan du drap qui me servait de toge et a glissé un préservatif sur ma queue. Elle s'est assise lentement sur moi, cuisses écartés tandis que je voyais la lumière s'accrocher par moments à ce qui semblait être des traces de foutre séché sur ses seins. Nous avons baisé ainsi, surplombant la foule des partouzeurs mondains et, quand nous eûmes joui avec lassitude, nous décidâmes de rentrer.
Le trajet fut calme, elle dormait roulée en boule sur le siège incliné de la voiture. Je la raccompagnai devant chez ses parents et c'est d'une bise sur la joue ensommeillée qu'elle me remercia.
Je rentrai chez moi dans le petit matin, prévoyant de dormir deux petites heures avant de prendre une douche brûlante et de partir travailler.
J'avais l'impression d'avoir quatorze ans. Je revenais de ma première boum et j'avais passé toute la soirée à coté de la chaîne hi-fi jusqu'à ce qu'une gentille fille m'invite à danser un slow.
C'était ma première surprise-partouze. (Yeah.)
17 octobre 2007
Les stations invisibles
Les corps ternes pressés les uns contre les autres ignorent farouchement la promiscuité de l'espace confiné. La rame progresse par à-coups dans le tunnel. Les regards traversent les regards sans s'arrêter et viennent s’échouer sur les néons et les affichettes publicitaires. Le chargement humain ondule doucement à chaque arrêt et à chaque redémarrage. Au milieu du wagon, un couple se regarde dans les yeux. Elle lui parle doucement en posant ses mains sur sa chemise, elle pose ses doigts sur sa peau au travers du tissu, elle le touche, ôte sa main, et le touche encore. Ils ont les yeux fatigués et le teint illuminé d’un homme et d’une femme qui ont fait l’amour. La rame stoppe dans le tunnel, puis repart. La femme glisse sa main dans le dos de l’homme avant de s’égarer dans les plis de leurs manteaux... Peut-être s’assure-t-elle que l’homme est encore turgide de leur étreinte, peut-être s’assure-t-elle qu’il la désire même dans la foule apathique. Peut-être se rappellent-ils de leurs corps tumultueux quand elle l’a pris dans sa bouche en le regardant dans les yeux ou quand il a pénétré sa croupe pendant qu’elle haletait, bras accrochés aux barreaux du lit… La rame de métro relentit, puis s'immobilise. L’homme embrasse la femme sur la bouche, lui murmure quelques mots et descend. Il s’éloigne dans la foule vers une correspondance, vers une sortie. La femme reste seule. La rame redémarre lourdement dans le soupir des freins pneumatiques. Les corps ternes pressés les uns contre les autres titubent un instant puis reprennent leurs contemplations au travers des dos, au-dessus des visages fermés. Derrière les yeux de la femme défilent des émois, des images… tant de secrets.
11 octobre 2007
Play blessures
Ses dents se sont refermées au-dessus de mon téton droit. Elle les a resserrées dans le gras et le muscle jusqu'à ce qu'elles se rejoignent presque de part et d'autre de ma peau.
J'ai saisi ses cheveux dans mon poing et j'ai tiré en arrière jusqu'à ce qu'elle entr'ouvre la bouche.
Elle m'a giflé. Une fois, puis deux, puis trois. J'ai embrassé ses lèvres. Puis je l'ai giflée à mon tour. Fort. Elle a marqué un temps d'arrêt. Puis j'ai léché sa joue. Puis j'ai caressé son visage.
Elle a pyrogravé sa bouche dans mon épaule jusqu'à ce que ma peau enfle.
J'ai giflé à toute volée ce sexe qu'elle avait rendu glabre pour me plaire. J'ai cinglé son clitoris. Une fois, puis deux autres encore.
Elle a déchiré mon dos, éraflé mes grains de beauté, raclé des copeaux de peau sous ses ongles.
Plus tard, après que son visage a dessiné l'étrange désarroi suspendu de son plaisir, sa main posée sur mon sein l'a zébré de traits de métal rougi, de picotements acides de chair meurtrie. J'ai imaginé la coulure du sang dans la pénombre. Je n'ai rien dit.
La douleur est venue ensuite.
Elle est venue dans mes mots malhabiles. Dans l'abandon effrayant du manque. Dans les corps agrippés et perdus l'un à l'autre.
La douleur est venue ensuite dans le chagrin infini des amours illégitimes. Dans les meurtrissures des coeurs. Dans l'infinie solitude des corps enlacés.
La douleur est venue ensuite dans ma peur des lendemains sans elle, dans sa peur des lendemains sans moi. Dans les larmes.
Oui, la douleur est venue ensuite.
La douleur vient toujours.
08 octobre 2007
Des équilibres
Je referme le livre. J’ai mal dans l’épaule d’être resté longtemps immobile sur ce lit, sous la toiture mansardée de la maison. Par le Velux ouvert volètent quelques piaillements d’oiseaux, le bruit d’une tondeuse à gazon et l’odeur de l’herbe fraîchement coupée. Je m’allonge sur le dos. Je bascule ma tête en arrière pour regarder le ciel bleu par l’ouverture carrée. Dans mon champ de vision défilent le plafond, le velux et, pour barrer cet horizon, une poutre. Je pousse doucement mon corps en arrière, mon torse pend hors du lit, tête toujours levée vers le plafond et le ciel. Je suis presque à l’équilibre sur la tranche formée par le matelas, colonne vertébrale fléchie en arrière. Je lève mes jambes vers le plafond et je sens mon corps tout entier basculer vers l’arrière. Je ne fais rien pour l’empêcher. Mon champ de vision glisse et se décadre avec une onctuosité toute cinématographique. Mes pieds entrent dans le champ et tracent une parabole sur le plafond blanc jusqu’au moment où ils viennent se bloquer contre la poutre. Ma chute en arrière est stoppée. Je sens le poids de mon corps attiré tout entier vers le sol. Ma colonne vertébrale est en parenthèse ouverte, chaque disque intervertébral bien détaché des autres, au repos. Seules mes épaules reposent à présent sur le lit. Je suis un arc posé sur sa pointe. Je reste ainsi dans l’incertain plaisir de la suite. Je ne sais pas si le retour à l’équilibre sera possible, je ne sais pas si le prochain mouvement va me faire tomber en arrière avec ma tête qui heurtera le sol dès que j’aurai relâché l'appui de mes pieds. Je suis bien, dans le vide, en apesanteur. Je suis bien dans ce déséquilibre à l’issue incertaine. Je suis bien dans cette trajectoire où j’ai lancé mes jambes en arrière sans savoir si j’allais pouvoir arrêter ma chute. Je suis bien. Je reste là. Pour l’instant je ne tombe pas. Je suis bien dans cette vie où je me lance sans savoir si je vais pouvoir retomber sur mes jambes, dans ces amours sur le fil où chaque lendemain est une question. Pour l’instant je suis bien, je reste là. Pour l’instant je ne tombe pas.
02 octobre 2007
Les gens que nous connaissons
La dernière fois que j'avais vu J., il avançait dans les allées de ce salon international avec l'air de porter un sac de gravats sur ses épaules. J'avais quitté la société où il était mon patron cinq ans auparavant et il me parlait à présent d'une voix lasse et sans inflexions filtrant d'un visage aux traits tombants. Je crois que J. avait eu un cancer, ou qu'il en avait un.
Le J. que je vois à présent n'a rien de commun avec cette dernière image. Il se tient droit et sa coupe de cheveux en brosse sur des cheveux argentés lui va incroyablement bien. Il a l'air reposé, en pleine forme. Je vais à sa rencontre, il a un large sourire sur le visage et il dégage tellement d'énergie que j'ai envie de lui donner un petit coup de poing amical dans l'épaule, comme on le ferait à un pote. Au lieu de cela, je pose ma main sur son bras en lui souriant.
Il s'effondre par terre.
Il est recroquevillé en position foetale. Je balaye du regard la pièce tendue de voilages blancs, il n'y a personne. Rien. Il est tellement désemparé, tellement vulnérable qu'on dirait un bébé en train de souffrir, de cette souffrance qui ne sait pas dire son nom. Il repousse mes tentatives d'aide, il ne dit pas un mot, n'émet pas un son. L'intérieur de mon ventre se contracte comme une boule de papier que l'on froisse. Il a sorti une boîte de pilules et il en avale une maladroitement, puis deux puis trois, la troisième reste collée à un pli de sa bouche. Je sens les muscles de mon dos se rétracter dans un spasme froid, des ondes d'angoisses me balayent de haut en bas, j'ai peur. Il a enfoui son visage sous son pull gris, je tente de le dégager pour qu'il respire et il se débat et repousse ma main, je ne vois plus son visage. Je suis en proie à une de ces terreurs sans barrière qui vous irradient d'ondes spasmophiles, de ces terreurs qui vous paralysent et vous percent le corps d'aiguilles froides, et qui finissent par vous réveiller.
Les bras accrochés autour de l'oreiller, je respire par goulées profondes, le corps parcouru de décharges d'angoisse résiduelles qui refluent par vagues silencieuses de plus en plus espacées. Les yeux ouverts dans le noir, les questions finissent par arriver. Sans réponse, forcément. La peur est encore présente, les cauchemars ont ceci de différent d'avec la réalité que nous n'y avons pas de filtre, pas de protection. Que la peur nous prend en prise directe, qu'elle se branche à nous sans intermédiaire et avec une violence rageuse.
Je reste un long moment en proie aux scories de cette peur. Je la laisse passer. Doucement. Je finis par écouter les contractions de plus en plus espacée de mes muscles, dans le dos et les épaules. Puis plus rien.
J. est peut-être mort.