24 septembre 2007
De l'autre coté du mur (fin)
La cinquième fois, j'étais dans la cuisine.
Les cris de la jeune femme asiatique ont traversé le mur comme s'il n'existait pas. Des cris stridents, aigüs tandis qu'elle hurlait des mots incompréhensibles.
J'ai reposé le verre à vin que j'avais en main. Je suis resté immobile.
Je n'avais jamais entendu la voix de mon voisin aux cheveux gras et à la raie sur le coté, qui avait sans doute mauvaise haleine.
Ce soir, je l'entendis crier : "Pose ce couteau, bon sang ! Pose ce couteau !"
Il a continué d'un ton où se mêlaient la lassitude autant que la crainte : "Tu m'as déjà cassé un bras, bon sang, qu'est-ce que tu veux me faire cette fois-ci ?? Je n'en peux plus, moi ! Va-t-en, bon sang, mais VA-T-EN !!"
Il y eut encore des cris et une porte claquée à toute volée. Puis le silence... Je ne pourrais pas en juger, mais je crois bien avoir entendu un soupir derrière le mur.
J'étais toujours immobile. J'ai repensé que j'avais croisé le voisin deux jours plus tôt dans le hall d'entrée et qu'il avait un bras en écharpe...
Je n'ai plus revu la femme asiatique.
Le bras du voisin de palier a cicatrisé. La vie a repris son cours, les murs sont de nouveau calmes et opaques. Il vit de nouveau seul.
Et je continue à l'éviter à l'entrée de l'ascenseur.
Commentaires
Surprenante cette fin !
@ A&T : N'est-ce pas ? Les choses ne sont pas toujours ce que l'on imagine...
tu veux dire que les choses ne sont pas toujours ce que tu imagines, non?
@ Ladygoodman : Dis-donc, choupinette, tu veux pas retourner sur 20six me faire une jolie oraison funèbre, plutôt ?
Rien
En fait rien. je passais voir si on n'avait pas besoin de Moi dans les parages. Mais visiblement non. Le texte est fini pas comme je l'imaginais, comme quoi la puissance du verbe, parfois... Non Je pensais à une partouze ou un truc SM, mais non. Rien de tout ça.
Lady Goodman voit juste. C'est rassurant que des lecteurs puissent voir dans clair dans les écrits de ce blog.
Vraiment pas besoin de Moi ici, assurément.
Il est vachement balaise, Grok, hein ?...
Que le grand Grik me Grok
Mais non, Grok, Grand Grok, Ta venue n’est pas rien, ne soit pas si modeste. Heureusement que tu es là pour dévoiler son VRAI sens à ce blog, pour donner son VRAI sens au commentaire de Ladygoodman que sans toi j’aurais malencontreusement pris pour une taquinerie entre deux personnes qui se connaissent depuis longtemps et s’aiment beaucoup, naïf que je suis... Oui, heureusement que tu es là pour révéler le dessous des cartes et faire éclater la Vérité sous la tromperie. Qu’il est beau, ton monde, Grok. Qu’il est clairvoyant et lumineux. Merci Grok de nous faire partager tout cela. S’il te plaît, viens encore.
@ L'entêtée : Oui, hein ? Je trouve aussi qu'il est bien.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=348290&pid=6320640
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :