J'étais assis derrière l'ordinateur quand les bruits de l'autre coté du mur ont recommencé pour la troisième ou la quatrième fois depuis un mois.

Encore une fois des éclats de voix, une conversation vive qui s'échauffait rapidement. La jeune asiatique et le voisin. Non, cette fois-ci il y avait la voix d'un deuxième homme. La jeune asiatique parlait vite et fort, les hommes répondaient.

Il y eu rapidement des bruits de déplacements, des frôlements contre le mur commun. Puis des pas qui résonnaient lourdement sur le plancher. La fille s'est mise à parler de plus en plus fort, de plus en plus vite, puis à crier et une porte a claqué dans l'appartement.

Je me suis levé, j'ai approché mon oreille du mur, le téléphone dans une main.

Quel était le numéro de la police ?

Impossible de m'en rappeler.

J'ai écouté encore, mon oreille collée au mur.

Tout à coup, il y eut un bruit de cavalcade. Il y eut un choc violent contre la porte d'entrée de l'appartement d'à coté. La fille criait et tambourinait contre la porte blindée. J'ai compris aux bruits que les deux hommes l'avaient immédiatement saisie et entraînée loin de la porte et que, d'après les pas, ils l'avaient emmenée dans une chambre. Des sanglots sont venus, étouffés par le mur.

Bon Dieu, quel était le numéro de la police ? Impossible de m'en rappeler.

Le silence était retombé de l'autre coté du mur.

J'ai lentement reposé le téléphone.

à suivre