Un immeuble bourgeois est généralement calme.

Seuls filtrent parfois au travers des murs épais les cris d'un enfant turbulent, le son de l'aspirateur de la concierge dans l'escalier ou une porte blindée refermée trop fort qui claque lourdement.

Pourtant, ce soir-là, les clameurs qui traversèrent le mur mitoyen étaient d'une autre nature.

Des exclamations, une voix de femme haut perchée, une voix d'homme étouffée, des bruits de course sur le plancher, des claquements de porte.

Et finalement des cris, les cris d'une femme, suivis d'autres bruits synonymes d'une grande agitation.

J'avais posé ma main sur la poignée de ma porte d'entrée, en attente.

Les bruits finirent par se calmer sur un dernier claquement de porte, laissant place au silence d'un immeuble bourgeois, calme et serein.

Jusqu'au lendemain. Et à la semaine d'après. Et encore une fois, jusqu'à ce fameux soir où je pus entendre distinctement la présence de deux hommes en plus de la jeune femme, de l'autre coté du mur.

à suivre