19 septembre 2007
Menteur(s)
Je ne sais pas à quel moment j'ai compris la valeur du désir avant le désir.
Peut-être le jour où j'ai entendu cette phrase qui dit que le silence qui suit du Mozart est encore du Mozart.
C'est peut-être à ce moment-là que j'ai compris, a contrario, que l'avant le désir était aussi, et ô combien, du désir.
Cette idée m'effleure alors que la conversation entre nous est légère, presque désinvolte. Un plumetis de mots.
Oh, peut-être quelque chose dans l'air, une jambe en contact avec une autre, non rien, vraiment, trois fois rien. Une idée presque abstraite de ce qui pourrait nous jeter l'un contre l'autre, peut-être, plus tard. L'idée d'une éventualité, quelque chose de fugace. Un arrière-plan.
Ne pas y penser. Trop.
En fait, y penser sans cesse, comme une trame à la chaîne de ses mots.
Et plus tard, se laisser prendre par sa peau.
Ma bouche sur sa peau.
Sur ses lèvres.
Sur son corps.
Ma main dans ses cheveux.
Et tout oublier, tout, l'avant, l'après, le possible et les impossibles.
Etre le présent incarné.
Plus.
Rien.
D'autre que.
Commentaires
Rien que pour ces mots, je l'envie...
l'avant, l'après, le "pendant" - oui je vous ai vu venir...
@ presque toujours : l'Autre (son corps, son âme) est une merveilleuse Terra Incognita.
@ LOlabrOccOli : (sourire) Je suis effroyablement prévisible, je le confesse...
Plus noir le nouveau, vous disiez?
Je trouve que ce texte a de jolies couleurs pourtant... Toutes douces.
Con-fessez, Con-fessez mon amour
Antre-Vous ....
j'sais pas pourquoi mais à chaque fois que je vous lis l'un ou l'autre je pense à
'Sand et Musset' ... ?
douceursdesoie
C'est le cas de le dire..
D'autre que.
Oui, une parabole de la fidélité...
non de nom, que t'es bon!
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