30 mars 2007

Rage (2)

J'ouvris ma braguette d'un seul geste, extrayant ce sexe resté inerte pendant tout le trajet jusqu'à chez elle et qui bandait maintenant, et de quelle façon ! Surprise un court instant, elle ouvrit la bouche et referma ses lèvres autour du gland. Elle me pris ainsi une minute, peut-être deux. Mais rapidement je la repoussai sur le lit, ses cheveux comme une aile de corbeau fouettant la couette blanche monogrammée. D'une main je maintint son cou immobile, de l'autre je fouaillai les plis de sa robe pour dégager son cul, pour le... [Lire la suite]
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28 mars 2007

Rage (1)

La veille et l'avant-veille nous avions connu notre première fâcherie. Le réel de nos situations respectives nous avait rattrapé, ou alors était-ce nous qui avions rattrapé le réel de nos situations, toujours est-il que nous nous étions écorchés l'un l'autre de façon sérieuse à propos de choses légères, ou alors était-ce de façon trop légère à propos de choses sérieuses...  Nous nous étions causé de petites blessures irréparables, de ces blessures que l'on feint de trouver insignifiantes parce que précisèment elles font mal.... [Lire la suite]
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20 mars 2007

Seminaire

Il faudrait oublier son corps, le grain de sa peau.  Il faudrait oublier son odeur, la respiration qui fait s’élever sa poitrine. Il faudrait oublier l’élan qui nous rapproche violemment l’un de l’autre et nous fait rouler par terre ou cogner contre le mur, habituellement. Il faudrait de la distance entre nous. Pas celle du temps ou de la géographie, non, pas celle-là. Juste un espace, une épaisseur d’air entre son corps et le mien. Il faudrait attendre et petit à petit, la toucher. Du bout des doigts. Il... [Lire la suite]
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14 mars 2007

Süsskind

L’homme est pensif, il a le menton posé dans la paume de sa main.  Il marque un temps d’arrêt.  Là, sous les ongles de chaque doigt, une odeur.  Il flaire.  (Retour)  La femme dit à l’homme « forcément, vous êtes venu ce jour-là ».  Une minute avant, elle était assise sur sa queue, nue et jambes écartées.  Lui aussi était nu, fesses posées à demi sur le tabouret blanc.  Elle montait et descendait sur lui, mollets durcis et reins souples.  Une minute après... [Lire la suite]
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10 mars 2007

Bouillon de mes nuits

Les yeux comme rougis, légèrement râpeux au bord de la paupière. Le nez comme bouché et la voix qui nasille un peu. A l’arrière de la langue, un corps étranger qui donne envie de se racler la gorge. L’impression d’avoir nagé dans une piscine sans avoir bien bouché son nez. D’avoir toussé en buvant un verre d’eau. Etrange. Cette sensation depuis quelques jours. Cette gêne légère, difficile à définir. Cette impression de mouillé en-dedans. Et puis soudain,... [Lire la suite]
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07 mars 2007

Le jour de ma mort

Je me suis souvent demandé si j’irais en enfer. J'ai souvent pensé que si j'étais cet être insatisfait, déloyal et insatiable qui déroulait élégamment au fil des pages électroniques ses turpitudes, ses faiblesses et ses envies ; si j'étais cela –et je le suis-, je serai damné.  Etre vil et immoral, ma chair rôtira en enfer, âme déchirée pour l’éternité, homme du moment condamné sur l’instant. Mon cas ne souffrira aucun doute. « Stupre, lubricité, tromperies, MENSONGE, SEXE ! » criera le bourreau.  Soit.  ... [Lire la suite]
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