Il s’était passé quelque chose, je le sentais.

C'est sans doute pour cette raison que j’ai invité Aminah chez moi, pour la première fois. Aminah, ma maîtresse incandescente.

Quand elle est entrée dans l’appartement, j’ai frémi sous l'incroyable animalité qui irradiait d'elle, comme jamais auparavant.

J’ai fourré ma main dans sa chevelure rousse et bouclée et je l’ai embrassée, longuement.

Elle a ôté son blouson, son chemisier et son pantalon avec son habituelle décontraction. Aucune femme ne se dénudait avec autant de facilité et de naturel qu’Aminah.

Dessous, elle portait un corset blanc avec des porte-jarretelles sur des bas blancs.

Virginale.

Elle m’a regardé et m’a dit « j’ai mes règles ».

Puis elle s’est mise à genoux, a ouvert ma braguette et a engouffré mon sexe bandé dans sa bouche.

Nous avons fait l’amour sur mon lit.

Nous avons fait l’amour sur le plancher en bois blond.

Nous avons fait l’amour sur le maroquin du bureau.

Plus tard, dans la salle de bains toute blanche, je suis allé rechercher d’autres capotes.

Dans son corset blanc, dans ses bas blancs, elle est entrée.

Sous mon regard, elle s’est accroupie, jambes écartées.

J’ai vu tomber une goutte rouge vif qui s’est étoilée sur le carrelage blanc.

Elle m’a regardé de ses yeux clairs.

Je me suis baissé et j’ai recueilli la goutte sur mes doigts.

Elle m’a fixe avec intensité.

J’ai plongé mes doigts dans son sexe pour les ressortir rouges et brillants.

J’ai lentement étalé le sang menstruel sur son cou et sur sa poitrine.

Elle a souri.

Elle a saisi ma bouche avec violence, m’a repoussé sur le carrelage froid où je me suis étendu.

Elle s’est placée au dessus de moi et a frotté son sexe sur mon corps, depuis le ventre jusqu’au torse.

Elle a ramené ses cuisses de part et d’autre de mes flancs et je l’ai pénétrée rudement. Je l’ai bourrée de coups de reins durs jusqu’à ce qu’elle jouisse, très vite, sans m’attendre.

Après un cri violent, elle s’est désempalée de mon sexe qu’elle a saisi à pleines mains.

Son sang poissait les poils ras de mon pubis et tachait ses doigts

Elle l’a étalé sur son ventre, sur ses cuisses, sur mes joues.

J’ai plongé une nouvelle fois mes doigts en elle et les ai écrasé sur son menton, puis sur ses lèvres.

Elle m’a embrassé à pleine bouche.

Je l’ai mordue, j’ai étalé son sang que j’ai mêlé de ma salive.

Elle s’est assise sur mon sexe dressé. Appuyée en arrière sur le carrelage blanc, elle a fait monter et descendre son vagin sur mon sexe que je voyais se teinter de rouge à chaque mouvement de son bassin.

J’ai joui, très rapidement, sans retenir mes cris ; elle m’a suivi de quelques minutes et s’est effondrée sur moi.

Nous sommes restés longtemps haletants, comme deux assassins sur le carrelage blanc.

Nous nous sommes douchés longuement, lavés mutuellement dans la baignoire.

Deux semaines plus tard, elle partait en Italie vivre avec l’homme qu’elle aimait.

Je ne l’ai plus jamais revue.