Sous les bureaux des cadres se cachent de lancinantes et puissantes envies. Des souffles qui gonflent et enflent comme les voiles des marins partis en haute mer, des chocs comme des dos de plantigrades au sortir de l'hiver, des appels comme les voix des sirènes extatiques au flanc de leur rocher. Sous les bureaux des cadres, des cordes se nouent, des isthmes se creusent, des courants fouaillent leur passage à la recherche de la furie des océans. Sous les bureaux des cadres, le désir craque et bruit et s'invente sans cesse, appelant un coeur, une bouche, une morsure... Sous les bureaux des cadres, des voiles se tendent et gîtent, des mers s’entrouvrent. Sous les bureaux des cadres, des jambes s’arc-boutent, des membrures geignent sous la sève. Sous les bureaux des cadres s’avouent des rêves à demi-mot, des plaintes à demie-voix, des rêves à demi morts. Sous les bureaux des cadres, des doigts de pieds se croisent sur le parquet. Des appétits qui grandissent et meurent et des envies d’ailleurs, sous les bureaux des cadres supérieurs.